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15/11/2012

Flore de l'Agriate: annonce de la 5ème journée de l'Agriate

 

5 ème journée de l'Agriate consacrée à la flore


Je relaie bien volontiers cette information transmise par Isabelle

Guyot, chargée de Mission pour l'Agriate: 


" Le Département de la Haute-Corse, le Conservatoire du littoral et l'association 'les amis des Agriate' ont le plaisir de vous annoncer que la 5ème journée de l'Agriate se déroulera le 24.11.2012 à partir de 10h30 au camping de l'Ostriconi et sera consacrée à la flore du territoire (voir affiche en  pièce jointe).

Seront abordées :
-        les plantes aromatiques et leurs principaux usages, avec Stéphanie Orsini de l'Association "Fior' di vita", et Stan Leclercq et Julien Fauconnier de l'Association balanine d'agroécologie "Una Lenza da annacquà", qui feront sur place une distillation d'huile essentielle de lentisque,
-        les espèces endémiques, les plantes protégées, la flore d'intérêt patrimonial et les plantes introduites (et invasives) du site avec Alain Delage du Conservatoire Botanique National de Corse (Office de l'Environnement).

Une petite randonnée est prévue à partir de 13h30 pour découvrir la flore des dunes et des zones humides du site.

Pour les personnes souhaitant participer à l'intégralité de la journée, il faut prévoir un pique nique, des chaussures confortables et si possible des bottes pour la traversée des cours d'eau."

 

Ifana détail ensemble bâtiments.jpg

Isabelle Guyot me confirme par ailleurs, suite à la récente note sur la ferme d'Ifana,  que " le Conservatoire du littoral a l'intention de remettre en valeur ce beau site, avec l'installation sur place d'un agriculteur (...), et pour cela actuellement un groupe d'architectes et dingénieurs travaillent au projet de restauration des bâtiments."

Voici des informations réconfortantes!

(à suivre)

 


 

12/11/2012

la prochaine exposition du Musée de la Corse, à Corte.

Une programmation du Musée de la Corse qui nous intéresse tout particulièrement pour l'année à venir:

" La Corse et la musique. Entre tradition et modernité "

 

cetera et clavier.jpg

( décor du petit orgue Saladini de la maison Giuliani: cetera et clavier)

 

Extrait de la présentation à retrouver sur le site du Musée:

http://www.musee-corse.com/index.php/fre/Nos-expositions/Les-expositions-en-preparation/La-Corse-et-la-musique.-Entre-tradition-et-modernite

" L'exposition ouvrira ses portes en juin 2013 ...

 

Le sujet choisi, permet d’aborder le phénomène de la musique, perçu comme une entité identitaire que le peuple corse ressent, transmet et a su alimenter depuis des siècles.

La période historiquement abordée de cette exposition, se déroule du dernier quart du XIXème siècle jusqu’à nos jours et embrasse toutes les formes d’expression musicale répertoriables, allant de l’opéra à la chanson corse, de la danse aux musiques instrumentales, des chants polyphoniques emprunts du sacré et du profane, tout en tenant compte des précieux rouages nécessaires à leurs transmissions.

Une sémantique poétique entre une spécificité d’expression artistique et verbale est liée à la langue corse et à la musique. Cette fusion est impliquée dans la vie de tous les jours ainsi qu’aux différents lieux de son territoire et cela au rythme des saisons. Elle en est un symbole permanent.

Cette symbiose unique implique une étude descriptive des moyens mis en œuvre par la communication, la diffusion et l’apprentissage de la pratique et de la création musicale.

Ce pouvoir musical alimente un mouvement ininterrompu, intensifié de toutes ses particularités en exprimant sa propre ontologie par une force de cohérence et de cohésion exceptionnelles.

L’éternelle jeunesse de la musique corse tient en elle son passé, son présent et son avenir. De sa tradition populaire, de son oralité depuis toujours, de sa musique écrite et celle dite savante depuis le XXème siècle, sont enrichies années après années, des particularités de sa typologie originelle.

La musique corse permet de définir les éléments immanents d’une richesse humaine et sociale au-delà du temps.

 

 

Commissaire général d'exposition :

Joseph-François KREMER-MARIETTI, Directeur de la culture et du patrimoine de la Collectivité territoriale de Corse.

Commissaire d'exposition :

Philippe SALORT, ethnomusicologue, chargé du secteur de musicologie générale au musée de la Corse.

Commissaire associé d'exposition :

Bernard PAZZONI, ethnomusicologue, responsable de la Phonothèque du musée de la Corse."


Vaste et riche programme !  Ne doutons pas que que toutes les pratiques musicales seront abordées, qu'elles soient populaires ou plus bourgeoises, qu'elles soient collectives ou individuelles, pratiques qui reflètent fidèlement le tissu humain de chaque village ou des villes. 

Nul doute que les musiques traditionnelles seront à l'honneur, après l'oeuvre pionnière de Felix Quilici sillonnant la Corse au lendemain de la guerre, riche de ces kilomètres d'enregistrement (dont a hérité le Musée de la Corse) qui mettaient en lumière l'incroyable diversité de la musique et des musiciens sur l'île, mais aussi sa cohésion profonde.

Il est également vrai que la musique se jouait aussi dans les demeures des notables, une musique écrite, celle-là, et au goût du jour: il m'est arrivé de rencontrer dans les maisons des Sgiò  (notables villageois) un piano ancien,  voire un  piano-forte, près duquel dormait encore toute une littérature jouée autrefois par les jeunes filles "de bonne famille" : entre deux chansons mélancoliques, toutes ces réductions d'opéras à la mode dont on était friand à l'époque.

Ces mêmes opéras qui pouvaient également alimenter l'inspiration de l'organiste* en quête d'une bonne ouverture solennelle pour la messe, parfois vigoureusement ponctuée par la " Banda Militari" ,

 

Muro banda militari blog.jpg

(la Banda Militari de l'orgue de Muro)


  quitte à jouer par la suite une petite valse sentimentale à l'offertoire ou quelque polka  guillerette pour le retour de la communion ... Il suffit de lire certaines méthodes d'harmonium et d'orgue de la seconde moitié du XIX° siècle ( comme celle d'Alexandre Bruneau qu'avait eu entre les mains au petit séminaire l'ancien curé de Belgodère)  pour comprendre combien les frontières entre profane et sacré sont perméables. Dans le nord de la Corse en particulier, l'esthétique orchestrale, influencée par l'opéra, s'épanouit en cette fin du XIX° siècle avec les orgues de la firme Agati-Tronci (de Pistoia) et offre aux villageois les plus modestes comme aux notables le partage des joies d'une musique plutôt populaire, variée dans ses sonorités et ses émotions ...

Ajoutons que nos organistes de village, bons musiciens d'oreille et rendant service à l'église, abordaient à la messe le clavier de l'orgue avec autant de spontanéité que, pour leurs sérénades ou leurs contre-danses,  les boutons de leur accordéon diatonique ou que le manche de leur violon.  Le répertoire favori de l'ancien organiste d'Aregno pour ses sorties de messe,  (et qui a laissé des souvenirs émus chez les anciens du village) était :   " Etoile des neiges" ,  de quoi  affronter sereinement le restant de la semaine !
( Nous évoquons un temps où les distractions n'étaient pas, comme aujourd'hui,  pléthoriques)

Bref, j'espère que les orgues de Corse, qu'ils soient joués par des organistes confirmés ou   "de routine",  trouveront aussi la place qu'ils méritent dans cette exposition, d'autant plus qu'ils ont baigné à cette époque, comme les chants, le quotidien de  la communauté ou du moins participé chaque dimanche à la fête liturgique.

Je rappelle aussi à ce sujet que les orgues, sortant de l'espace liturgique,  ont parfois trouvé place dans les salons de musique des Sgio du XIX° siècle, comme le petit orgue  d'Anton Giuseppe Saladini ( début XIX° s.) construit pour la maison Giuliani, à Muro, et acquis par le Musée de la Corse ou comme celui que le facteur d'orgue Gaspard Domini construisit en 1876 à Feliceto dans sa maison familiale pour enseigner la musique à ses nombreux enfants:

 

Gaspard Domini orgue entier.jpg

À ce propos, vous pouvez visiter la note concernant notre cher Gaspard Domini, auteur de cinq orgues en Corse entre 1867 et 1902 :

http://elizabethpardon.hautetfort.com/archive/2008/08/06/gaspard-domini1.html

 

01 orgue Crudeli volets ouverts blog.jpg

Ajoutons enfin que la facture d'orgue insulaire a engendré l'éclosion de cet art  monumental des tribunes qui faisait encore la fierté des villageois des décennies après la mort de leur créateur. Citons,  (extrait du livre de Sébastien Rubellin: L'Orgue Corse de 1557 à 1963, éditions Piazzola, page  161)  cet article du Bastia-Journal daté du 9 Janvier 1905, sous le titre

"Les vieilles orgues de la Collégiale Insigne de Speloncato"


"Parmi les monuments remarquables, et ils sont nombreux, de cette église, nous signalerons à ses visiteurs, amateurs de sculpture, peinture, musique, la tribune ou l'orchestre, d'où émerge le buffet contenant l'orgue.

Que l'on se figure une admirable coquille marine ailée, semblant s'élancer dans l'espace, aux sons entraînants, sublimes, d'une musique religieuse.

Ce monument est l'oeuvre, non, le chef-d'oeuvre d'un enfant de Speloncato, Anton, Giuseppe, Domenico, Saladini, célèbre ébéniste, sculpteur du premier Empire dont les meilleurs meubles datent de 1806 à 1840.

Aux descendants de cet homme de génie, qui habitent Speloncato, Bastia, et le Cap Corse, nous souhaitons de s'illustrer en ébénisterie comme leur ancêtre [...]"

Cetera Salvatore Saladini 1 petit.jpg

 ( la cetera de Salvatore Saladini )

Enfin, entre autres ouvrages sur le sujet, signalons à nouveau ce beau livre posthume d'Antoine Massoni paru en 2006 (après sa disparition en 2003) chez Piazzola et consacré aux musiques de Corse:

 

Untitled-1.jpg

qui succède à des années d'étude menées par "E voce di u cumune", concrétisées par des publications comme: " Etat des recherches sur les instruments traditionnels en Corse ( Accademia d'Ivagabondi, 1981), ou  " Contributions aux recherches sur le chant corse" (Centre d'ethnologie française, Musée national des arts et traditions populaires, Associu e voce di u cumune, 1992).

Voir également l'ouvrage de Dominique Salini ( professeur à l'Università di Corsica): Musiques traditionnelles de Corse  (publié en 1996 : A Messagera/ Squadra di u Finusellu).

 

* Comme en  témoignage le livre d'orgue manuscrit des Stacchino, père et fils organistes à Bonifacio à la fin du XIX° siècle et au XX° siècle: je garde un très beau souvenir de notre rencontre avec J.B. Stacchino, alors très âgé, en compagnie du tout jeune Bernardu Pazzoni dans les années 1980.

           museu di a corsica,la corse et la musique,antoine massoni

Voir la note:

 http://elizabethpardon.hautetfort.com/archive/2010/11/05/cimetiere-bonifaziu-avec-jean-tardieu.html

 


27/10/2012

Agriate: la ferme d'Ifana

 

Dans l'Agriate en cet automne 2012

une (chaude!) balade

à la rencontre de la ferme génoise d'Ifana

Agriate Colette explique.jpg

avec les fidèles amies Colette, Chantal et Hélène ...

livre Casta 1 .jpg

 

Tout d'abord, je signale ce petit ouvrage précieux et charmant , écrit par un amoureux des Agriate, Jean-Michel CASTA et accompagné de bien jolies illustrations de Fabien SEIGNOBOS - publié par le Conservatoire du Littoral, Actes Dud/ Dexia Editions. Le Conservatoire du littoral a acquis depuis 1979 5.514 hectares, dont 35 Kilomètres de côtes qui sont désormais protégées et surveillées.

Je vous renvoie, pour la présentation de l'Agriate, improprement nommé " Désert des Agriates", à quelques sites . Le premier, daté de 2007,  établit le diagnostic de cette région et c'est certainement l'approche la plus pertinente  pour quiconque souhaîte découvrir et comprendre en profondeur cette magnifique région et la politique difficile de sauvegarde d'un patrimoine exemplaire :

 www.agriate.org/documents/diagnostic_agriate0307.pdf -


 
fr.wikipedia.org/wiki/Désert_des_Agriates

et à quelques notes du blog qui concernent le mégalithisme de la région:

http://elizabethpardon.hautetfort.com/archive/2009/06/19/monte-revincu-et-chiesa-nera-14-juin-avec-colette-chantal-et.html
 
http://elizabethpardon.hautetfort.com/trackback/3304402
 

Ce jour-là, nous avions décidé d'aller visiter ou revisiter la ferme d'Ifana, en partant du Domaine de l'Ostriconi sur la N 1197   ...

Agriate en chemin.jpg

En ce mois d'octobre, les pluies ont eu le temps de réveiller la nature de sa torpeur estivale. Journée chaude, en dépit de ce milieu d'automne : le ciel un peu voilé fait chanter les verts dans ce vaste paysage de collines et de montagnes.

 

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En chemin, cette occupation forte: 

l'oriu de près.jpg

un oriu,

intérieur oriu.jpg

habitation troglodyte aménagée dans un abri sous roche,

utilisée par les anciens agriculteurs venus de Balagne ou du Cap Corse de la fin du printemps jusqu'à l'automne (après labours et semailles),  puis par les bergers en transhumance d'hiver. Elle nous raconte la vie ancienne dans l'Agriate, une vie rude sur des sols souvent pierreux et revêches , un peuplement nomade,  riche d'activités qu'il nous faut à présent imaginer: s'il reste encore quelques bergers, les nombreux petits cultivateurs d'autrefois ont disparu. Les incendies cataclysmiques ont détruit une partie de cette région autrefois si cultivée qu'elle avait reçu ce nom d'Agriate (ager, le terrain cultivé ou cultivable): à partir du moment où la nécessité vitale ne maintient plus les hommes sur leur territoire, la désertification commence et les jours de grand vent, les feux peuvent déferler à leur aise ... Ce qui fut le cas du dernier grand incendie de 1992, massacrant faune et végétation . Depuis la vie a repris, mais les arbres cultivés ne se sont pas renés de leurs cendres,

 

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laissant désormais la place aux oliastres, au maquis,

aux chasseurs et aux randonneurs ...

Agriate arbousiers.jpg

festin de couleurs : les arbousiers fleurissent et fructifient

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deux pagliaghji ( pailliers) au bord de la piste, avec le toît arrondi, caractéristique de la région.

Agriate Ifana de loin.jpg

 après deux petites heures de marche à travers la solitude du maquis, des cystes, des arbousiers, des oliastres, d'une végétation opiniâtre et généreuse resurgie au lendemain du feu,  saine,  sobre, libre,  cavalcadant sur la pierraille, ô combien odorante ...
et soudain, au loin,

Agriate ferme d'Ifana.jpg

 la voilà, imposante, orgueilleusement dressée en son vallon, sur son territoire organisé, maîtrisé, scandé de murs, d'enclos, de jardins, planté d'oliviers, de fruitiers ...

Agriate ferme d'Ifana détail.jpg

la ferme génoise d'Ifana et ses dépendances,

la maison dIfana.jpg

Construite au XVII° siècle pour répondre à la politique génoise de développement de l'agriculture, la ferme d'Ifana sera tout d'abord gérée par la famille aristocratique génoise des Spinola: " Ceux-ci s'engageaient à développer la culture du blé, de la vigne et de l'olivier, ainsi qu'à bâtir ou à consolider les tours littorales" ((J.M. Casta, " Les Agriate", opus cité plus haut). L'histoire du domaine d'Ifana suit l'histoire de la Corse: après 1769, confisqué sous l'Ancien Régime, balloté entre bien national ( sous la Révolution) et propriété privée, il finit, et cela est heureux, par être acquis par le Conservatoire du littoral,

bergerie et maison acec les 2 C.jpg

qui a déjà mis la toîture des deux principaux bâtiments hors d'eau, la grande maison de maître et la bergerie.

 

Agriate bergerie Ifana.jpg

la somptueuse bergerie, surmontée d'un étage où logeait le berger,

 

Agriate Bergerie Ifana intérieur.jpg

longue de ses 25 m, avec ses arcades et sa voûte basse dit assez l'opulence du domaine.

Ifana l'orme.jpg

Devant la façade de la grande demeure, un vieil orme, miraculé des feux,

le vieil orme.jpg

distille sa lumière à travers un  feuillage encore bien vivace,

le vallon d'Ifana à travers l'orme.jpg

résiste et veille sur le vallon : oliviers eux aussi rescapés des flammes...  murs, douceur d'un paysage travaillé au long des siècles.

le four à pain ensemble.jpg

près de la maison,

le four à pain.jpg

le four à pain, prêt à reprendre du service.

Au rez-de-chaussée de la maison, les pièces réservées à l'exploitation:

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comme ce palmentu (pressoir),

Ifana graffiti sur le crépi du palmentu.jpg portant sur son reste de crépi d'énigmatiques incisions ... Un compte ? oui, peut-être, mais de quoi?

à l'étage abandon.jpg

puis à l'étage , l'abandon des anciennes et nobles pièces d'habitation...

cheminée cuisine.jpg

avec cette cheminée aménagée de la cuisine

Graffiti.jpg

et sur une cloison, ces extraordinaires graffiti historiques :        

  " Souvenir inoubliable de joie 8 mai 1945",

accompagné de croix de Lorraine,

graffiti 2.jpg

et de drapeaux tricolores : témoins de l'histoire contemporaine, échos émouvants et inattendus de la Seconde Guerre mondiale en Corse * ...

Nous en sommes réduits à imaginer les auteurs de ces inscriptions: des résistants, ou de simples habitants de la vallée libérés des contraintes de cette époque troublée?

Ifana oliviers champs murs.jpg

Tout autour, scandés de murs de perres sèches, de beaux champs et leurs oliviers préservés, où s'entend encore le travail de ces générations d'hommes et de femmes pour qui sait écouter ce que murmurent les pierres et les arbres

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et un peu plus haut, bien ventée, l'aghja:

par ses dimensions,  cette très grande aire de battage signe elle aussi la richesse du domaine d'Ifana.

Ifana le pommier sauvage.jpg

à côté, ce pommier sauvage

Ifana ensemble maison bergerie.jpg

Il est temps de laisser - à regret - derrière nous cet ensemble encore façonné par tant de témoignages du labeur humain et de la volonté politique d'une mise en valeur programmée de la Corse par ses divers "gestionnaires". Gageons que le Conservatoire du littoral saura trouver les subsides nécessaires à la restauration et la sauvegarde de ce patrimoine si particulier et charhé d'histoire, et qu'il saura dégager une politique efficace pour le transmettre et le gérer au mieux des intérêts de la collectivité.

 

* A lire au sujet de cette période tourmentée de la Seconde Guerre en Corse  l'excellent livre d'Hélène CHAUVIN: " La Corse à l'épreuve de la guerre, 1939-1943" , dans la collection Chroniques, Vendémiaire Editions.

 

 

 

 

 



 

21/10/2012

petite offrande de la paix du jardin

Menue actualité de la paix au jardin,

 en cette fin d'après-midi tranquille

reverdie.jpg

reverdie après les pluies dernières

la paix fin d'après midi.jpg

 paix lumineuse pleine de grâce

comme prière d'angelus

pâquerettes et cyclamens.jpg

cyclamens, pâquerettes, herbelettes bien tendres de l'automne:

bonne nouvelle avant la fin des temps

habillé de lierre.jpg

et en son territoire, non pas dévoré, mais camouflé

le petit dieu du jardin

 

dieu du jardin visage.jpg

accueille en souriant le lierre du temps

06:42 Publié dans corse, nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/10/2012

7 Octobre 2012

Hier 7 Octobre,

on a aussi fêté en Corse

 Notre-Dame du Rosaire

 

Costa toile du Rosaire à la confrérie.jpg

à Costa, le Rosaire du Maître-autel (dit du "Maître de Feliceto", début 18° siècle)

 

Costa confrérie les mystères glorieux.jpg

(détail: les Mystères glorieux)

...  selon Heinrich Ignaz Franz von BIBER (les Sonates du Rosaire: merveille! ) - clic droit pour ouvrir les liens -

l'Ascension:

http://youtu.be/Vpzda3bH2M8

et le Couronnement de la Vierge:

 http://youtu.be/Fo0oxy4_Aic

 

 

 

Vallica le Rosaire Grandi blog.jpg

à Vallica, le Rosaire de Giacomo Grandi (milieu 18° siècle)

 

 

 

Ce même jour a été choisi pour la  commémoration de la Bataille de Lépante

(7 Octobre 1571)

avec un genre musical à la mode après la Bataille de Lépante ... bien servi par les fameuses chamades des orgues d'Espagne ... ou du Nouveau Monde .

Donc, quelques batailles bien tonitruantes :

1°/Batalla du mexicain Joseph de Torrez Y Vergara (1661-1727). Joué sur l'orgue baroque de la Cathédrale de Mexico:

http://youtu.be/2WUWddP7UfM

 

2°/  la Batalha Famoza, de Pedro dal Araujo

par Tonne Koopman à l'orgue de style espagnol de l'église Saint Lambert, Woluwé Saint Lambert près de Bruxelles en Belgique

 

http://youtu.be/4OiYkppVOe0

et la Batalla du 5° Ton de Juan Cabanilles, à l'orgue de la Cathédrale de Tolède:

 

et une autre, la Batalla Imperial sur l'orgue de Segovia:

http://youtu.be/hP1D-l3ngwQ

et encore Cabanilles sous la direction de Jordi Savall:

http://youtu.be/WCiSoE1FJ5c

 

etc, etc ...

  

 

Je vous invite à retrouver la note de l'an dernier sur ce sujet :

 

 http://elizabethpardon.hautetfort.com/archive/2011/10/07/aiti-la-devotion-du-rosaire-et-la-bataille-de-lepante.html

Enfin, le Pape Benoît XVI a également choisi la date du 7 Octobre  2012 pour nommer la grande mystique du XII° siècle Hildegarde de Bingen docteure de l'Eglise : à suivre!