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01/11/2017

les fresques de la chapelle San Michele de Castirla

les fresques de la chapelle San Michele de Castirla

Pieve de Talcini

(je réactualise ici une note ancienne)

restaurées en 2012, en écho futur au commentaire que j'en ferai demain auprès des villageois de Castirla après la messe des Défunts dite à la chapelle:

merci à Monsieur le maire de son invitation!

panneau.jpg

Voici ce que disait Mgr MASCARDI de cette petite chapelle après sa visite en 1589 (fol 244) _ cité par Geneviève Moracchini Mazel, p. 329 de son ouvrage (hélas épuisé) sur les églises romanes de Corse:

  " ... Eglise paroissiale San Michele, annexe de Sant'Andrea d'Omessa ... elle se trouveà un tiers de mille des habitations ... son toit laisse passer la pluie ... il y a deux portes ... les murs sont pleins de trous et comportent une fenêtre en mauvais état ... il y a une cloche pendue à un arbre ... l'autel est placé sous une abside peinte ... il y a 21 feux et 80 âmes".

 

la chapelle San Michele et cimetière.jpg

J'avais signalé en Août 2008 l'état inquiétant de cette petite chapelle préromane en son cimetière  ( une première fois sauvée de la ruine en 1963, première restauration des fresques en 1964, puis  toiture refaite en 1984 ...)

Entre temps les volontés conjuguées de la Municipalité de Castirla et de la Collectivité Territoriale de Corse  ont permis de restituer l'intégrité et tout le charme de cette modeste chapelle. La charpente (qui s'était effondrée sous l'action des intempéries et de la mérule) a été à nouveau refaite, elle a reçu une nouvelle couverture de teghje, l'extérieur et l'intérieur nous accueillent aujourd'hui à nouveau avec grâce et simplicité.

Dans l’abside l’on découvre une fresque certes naïve dans sa réalisation, mais qui maîtrise parfaitement la teneur des messages délivrés : 

vue d'ensemble.jpg

Ce que l'on découvre en entrant, vers l'abside, côté est

Castirla vers l'ouest.jpg  

et vers la porte ouest

Les fresques ( fin XV° siècle) restaurées en 2012 :

(par l'atelier Paillard Boyer de Montpellier)

ensemble abside.jpg

l'ensemble des fresques:

Dans l'abside en cul de four, au registre inférieur, le niveau des hommes, la série des douze apôtres dont on peut encore lire certains noms; au-dessus, pieds nus en dedans le personnage central du Christ en majesté, entouré du Tétramorphe (les quatre Evangélistes), Dans l'arc triomphal, la traditionnelle représentation de l'Annonciation; sous l'Ange Gabriel,  Marie tient l'Enfant Jésus sur ses genoux; sous la Vierge de l'Annonciation, Saint Michel, le saint patron de la chapelle.

Castirla Christ Pantocrator.jpg

au centre, le "Christ Pantocrator" : le Christ en majesté

Castirla bénédiction.jpg

Le Christ Pantocrator : bénissant de sa main droite, pouce, index et majeur levés- le geste de la bénédiction "latine". Dans cette représentation du Christ en majesté, telle qu'on le retrouve habituellement peint au centre des absides de nos chapelles à fresques, ce geste de bénédiction délivre en outre le message trinitaire, bénédiction donnée par le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Il est le Logos incarné : « Au commencement était le Verbe (le Logos), et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. » (Première ligne du Prologue de l’évangile selon Saint Jean).

Assis sur un trône, il tient sur ses genoux le Livre divin ouvert sur cette parole :

" EGO SUM LUX MUNDI ET VIA VERITAS ET VITA" :

« Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin? Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu… » (Saint Jean 14- 6)

 

 

Castirla Ego sum lux mundi.jpg

 

" EGO SUM LUX MUNDI ET VIA VERITAS ET VITA"

  

Le Christ est entouré du Tétramorphela  personnification zoomorphe, ailée, symbolique  des quatre Evangélistes . Un peu de révision, en passant par les traditions ésotériques, de ces quatre éléments qui apparaissent dans l'Apocalypse de Saint Jean, hérités des civilisations égyptiennes et mésopotamienne, et  en particulier de la vision d'Ezéchiel dans l'Ancien Testament :

vision 4 Vivants gravure 1571.jpg

(la vision cosmique d'Ezéchiel: les 4 Vivants tirant le char divin  ont chacun 4 faces : homme, taureau, lion et aigle ...) - gravure de 1571

Au registre inférieur les évangélistes « terrestres » :

Castirla Taureau-st Luc.jpg

-  Le Taureau (ou le Boeuf) de Saint Luc : aux premiers versets de son évangile, Saint Luc fait allusion à Zacharie qui offre un sacrifice à Dieu. Ici, le sacrifice et la Mort, la terre, la résistance.

Castirla Lion St Marc.jpg

- Le Lion de Saint Marc: la Résurrection, le feu, la force, le mouvement.

Au registre supérieur les évangélistes « célestes » :

Castirla l'ange-Mathieu.jpg

- L'Ange (ou l'Homme ailé) de Saint Matthieu:   l'Ange de la Naissance, l'intuition de la vérité. Cet évangile s'ouvre sur la généalogie de Jésus, en commençant par Abraham.

Castirla l'Aigle -St Jean.jpg

-  L'Aigle de Saint Jean (ici très effacé, hélas): son évangile (l’Apocalypse), le dernier livre du Nouveau Testament,  commence par le mystère céleste. C’est l’évangile le plus visionnaire,  il évoque l'Ascension, l'air, l'intelligence, l'action.

  

Le Christ Pantocrator et le Tétramorphe sont évoqués dans les Visions prophétiques de l’Apocalypse de Saint Jean :

(…) « Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j'avais entendue, comme le son d'une trompette, et qui me parlait, dit: Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône Quelqu'un était assis. Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude. Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre Vivants constellés d'yeux devant et derrière.

Le premier Vivant est semblable à un lionle second Vivant est semblable à un jeune taureaule troisième Vivant a le visage d'un homme, et le quatrième Vivant est semblable à un aigle en plein vol. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout Puisant, qui était, qui est, et qui vient! Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant: Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées. » (Apocalypse de Saint Jean – 4)

Castirla les douze apôtres.jpg

 

 Au registre inférieur, sous le Christ, et derrière l'autel, alternant sur fond ocre rouge ou blanc, les douze apôtres, représentés en pied et curieusement proportionnés, raccourcis, espace oblige. Leurs visages animés, dialoguant, de trois quart,  semblent suspendus à leur vision intérieure, et leurs mains prêchent et dialoguent: chacun tient précieusement le Livre ...

Castirla St Philippe et St Mathieu.jpg

certains portent leur nom au-dessus de leur tête, comme ici Saint Philippe et Saint Matthieu

Castirla St André et St Taddée.jpg

Saint André et Saint Taddée,

Castirla st Jacques (Mineur).jpg

Saint Jacques le Mineur

Castirla st Jacques (majeur) et autre saint.jpg

Saint Jacques le Majeur et un autre apôtre

Castirla St Pierre.jpg

Saint Pierre et ses clefs sous le pied nu du Christ

Castirla un apôtre.jpg

un autre apôtre, enseignant, index levé

Castirla St - 1.jpg

et encore celui-ci: le juvénile Saint Jean, me semble-t-il, l'apôtre bien aimé sous l'autre pied du Christ ...

Castirla St Barthélémy.jpg

Saint Barthélémy, impressionnant écorché, armé du couteau de son supplice,

Castirla le double de St Barthélémy.jpg

et portant sur son épaule son double: sa peau ...

 

 Les prunelles se sont parfois effacées, sans doute initialement peintes "a secco"

Castirla Annonciation.jpg

L'Annonciation

De part et d’autre de l'arc triomphal, dans les écoinçons, la traditionnelle représentation de l'Annonciation, très effacée :

Castirla Archange Gabriel.jpg

à gauche, l’Archange Gabriel, le lys à la main (la fleur du messager, et symbole de la pureté), fait son annonce à Marie: sa main gauche, poing fermé, a quelque chose de presque violent, le message ne laisse pas de place au doute et encore moins à la négation - Marie, même craintive,  ne peut pas se refuser.

Castirla Vierge Annonciation.jpg

A droite, agenouillée sur son prie-Dieu, habillée de sa traditionnelle robe rouge et drapée dans son manteau bleu, Marie reçoit. Le rouge de la robe évoque pour moi le ventre fécondé de la Vierge (son humanité), tandis que le manteau bleu symbolise sa nature céleste et pure, le bleu étant une couleur extrêmement chère à produire à cette époque, et donc réservée au plus grand.Tous deux sont représentés dans la chambre close de la Vierge, symbolisée par une tenture rouge, et évoquant la pureté inviolable de Marie. En même temps que la parole du messager Gabriel, la Colombe de l’Esprit Saint a pénétré cet espace clos et elle est déjà à l’œuvre dans l’intimité de Marie.

Castirla, la Vierge à l'Enfant.jpg

(avec Josquin Desprez: Gaude Virgo, Mater Christi)

https://youtu.be/rdZWmiYmlYc

 

Sur le piédroit à gauche de l’arc triomphal, sous l'Archange Gabriel,  Marie tient l'Enfant Jésus sur ses genoux. La Vierge présente l'Enfant à l'adoration des fidèles : à la fois Mater Christi  (Mère du Christ)  et Mater Ecclesiae (Mère de l'Eglise).

 

(avec Jacky Micaelli, Tota pulchra es Maria, d'après un manuscrit franciscain du XVIII° s.de Corse, revu par Marcel Perez) 

http://youtu.be/jJhLAND4gc0

Castirla saint Michel.jpg

Sur l’autre piédroit de l’autre côté de l’arc, sous la Vierge de l'Annonciation, Saint Michel, le saint patron de la chapelle, noble guerrier armé et cuirassé, pèse les âmes et maîtrise de sa lance le Diable : une représentation omniprésente dans toutes nos chapelles à fresques. Saint Michel est le chef des milices célestes et le grand peseur d’âmes des chrétiens.

Castirla,le Diable sous la lance.jpg

Sous la lance de Saint Michel, Satan, toujours actif: il ronronne comme un gentil dragon apprivoisé, fouettant l'air de sa queue: méfiance! je crois qu'il tente d'attraper la petite âme vacillante qui glisse par-dessus bord du plateau de la balance ...

 

Castirla visage Christ détail.jpg

silence!

Certes le peintre de Castirla n'est sans doute pas un fresquiste virtuose, mais il a su donner toute leur intériorité à ses visages et transmettre avec sincérité les messages essentiels, sans gloses superflues ...

 

Une petite chapelle paisible 

où il fait bon revenir

et se retrouver.

 

Elle est située le long d'un chemin de transhumance autrefois très fréquenté, reliant la vallée du Golo à la région du Niolo, en passant par la saignée minérale de la Scala di Santa Regina...

 

Renseignements à la mairie de Castirla : 04 95 47 41 40

 

les fresques de la chapelle San Michele de Castirla

les fresques de la chapelle San Michele de Castirla

Pieve de Talcini

(je réactualise ici une note ancienne)

restaurées en 2012, en écho futur au commentaire que j'en ferai demain auprès des villageois de Castirla après la messe des Défunts dite à la chapelle San Michele:

merci à Monsieur le maire pour son invitation!

panneau.jpg

Voici ce que disait Mgr MASCARDI de cette petite chapelle après sa visite en 1589 (fol 244) _ cité par Geneviève Moracchini Mazel, p. 329 de son ouvrage (hélas épuisé) sur les églises romanes de Corse:

  " ... Eglise paroissiale San Michele, annexe de Sant'Andrea d'Omessa ... elle se trouveà un tiers de mille des habitations ... son toit laisse passer la pluie ... il y a deux portes ... les murs sont pleins de trous et comportent une fenêtre en mauvais état ... il y a une cloche pendue à un arbre ... l'autel est placé sous une abside peinte ... il y a 21 feux et 80 âmes".

 

la chapelle San Michele et cimetière.jpg

J'avais signalé en Août 2008 l'état inquiétant de cette petite chapelle préromane en son cimetière  ( une première fois sauvée de la ruine en 1963, première restauration des fresques en 1964, puis  toiture refaite en 1984 ...)

Entre temps les volontés conjuguées de la Municipalité de Castirla et de la Collectivité Territoriale de Corse  ont permis de restituer l'intégrité et tout le charme de cette modeste chapelle. La charpente (qui s'était effondrée sous l'action des intempéries et de la mérule) a été à nouveau refaite, elle a reçu une nouvelle couverture de teghje, l'extérieur et l'intérieur nous accueillent aujourd'hui à nouveau avec grâce et simplicité.

Dans l’abside l’on découvre une fresque certes naïve dans sa réalisation, mais qui maîtrise parfaitement la teneur des messages délivrés : 

vue d'ensemble.jpg

Ce que l'on découvre en entrant, vers l'abside, côté est

Castirla vers l'ouest.jpg  

et vers la porte ouest

Les fresques ( fin XV° siècle) restaurées en 2012 :

(par l'atelier Paillard Boyer de Montpellier)

ensemble abside.jpg

l'ensemble des fresques:

Dans l'abside en cul de four, au registre inférieur, le niveau des hommes, la série des douze apôtres dont on peut encore lire certains noms; au-dessus, pieds nus en dedans le personnage central du Christ en majesté, entouré du Tétramorphe (les quatre Evangélistes), Dans l'arc triomphal, la traditionnelle représentation de l'Annonciation; sous l'Ange Gabriel,  Marie tient l'Enfant Jésus sur ses genoux; sous la Vierge de l'Annonciation, Saint Michel, le saint patron de la chapelle.

Castirla Christ Pantocrator.jpg

au centre, le "Christ Pantocrator" : le Christ en majesté

Castirla bénédiction.jpg

Le Christ Pantocrator : bénissant de sa main droite, pouce, index et majeur levés- le geste de la bénédiction "latine". Dans cette représentation du Christ en majesté, telle qu'on le retrouve habituellement peint au centre des absides de nos chapelles à fresques, ce geste de bénédiction délivre en outre le message trinitaire, bénédiction donnée par le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Il est le Logos incarné : « Au commencement était le Verbe (le Logos), et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. » (Première ligne du Prologue de l’évangile selon Saint Jean).

Assis sur un trône, il tient sur ses genoux le Livre divin ouvert sur cette parole :

" EGO SUM LUX MUNDI ET VIA VERITAS ET VITA" :

« Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin? Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu… » (Saint Jean 14- 6)

 

 

Castirla Ego sum lux mundi.jpg

 

" EGO SUM LUX MUNDI ET VIA VERITAS ET VITA"

  

Le Christ est entouré du Tétramorphela  personnification zoomorphe, ailée, symbolique  des quatre Evangélistes . Un peu de révision, en passant par les traditions ésotériques, de ces quatre éléments qui apparaissent dans l'Apocalypse de Saint Jean, hérités des civilisations égyptiennes et mésopotamienne, et  en particulier de la vision d'Ezechiel dans l'Ancien Testament :

Au registre inférieur les évangélistes « terrestres » :

Castirla Taureau-st Luc.jpg

-  Le Taureau (ou le Boeuf) de Saint Luc : aux premiers versets de son évangile, Saint Luc fait allusion à Zacharie qui offre un sacrifice à Dieu. Ici, le sacrifice et la Mort, la terre, la résistance.

Castirla Lion St Marc.jpg

- Le Lion de Saint Marc: la Résurrection, le feu, la force, le mouvement.

Au registre supérieur les évangélistes « célestes » :

Castirla l'ange-Mathieu.jpg

- L'Ange (ou l'Homme ailé) de Saint Matthieu:   l'Ange de la Naissance, l'intuition de la vérité. Cet évangile s'ouvre sur la généalogie de Jésus, en commençant par Abraham.

Castirla l'Aigle -St Jean.jpg

-  L'Aigle de Saint Jean (ici très effacé, hélas): son évangile (l’Apocalypse), le dernier livre du Nouveau Testament,  commence par le mystère céleste. C’est l’évangile le plus visionnaire,  il évoque l'Ascension, l'air, l'intelligence, l'action.

  

Le Christ Pantocrator et le Tétramorphe sont évoqués dans les Visions prophétiques de l’Apocalypse de Saint Jean :

(…) « Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j'avais entendue, comme le son d'une trompette, et qui me parlait, dit: Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône Quelqu'un était assis. Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude. Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre Vivants constellés d'yeux devant et derrière.

Le premier Vivant est semblable à un lionle second Vivant est semblable à un jeune taureaule troisième Vivant a le visage d'un homme, et le quatrième Vivant est semblable à un aigle en plein vol. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout Puisant, qui était, qui est, et qui vient! Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant: Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées. » (Apocalypse de Saint Jean – 4)

Castirla les douze apôtres.jpg

 

 Au registre inférieur, sous le Christ, et derrière l'autel, alternant sur fond ocre rouge ou blanc, les douze apôtres, représentés en pied et curieusement proportionnés, raccourcis, espace oblige. Leurs visages animés, dialoguant, de trois quart,  semblent suspendus à leur vision intérieure, et leurs mains prêchent et dialoguent: chacun tient précieusement le Livre ...

Castirla St Philippe et St Mathieu.jpg

certains portent leur nom au-dessus de leur tête, comme ici Saint Philippe et Saint Matthieu

Castirla St André et St Taddée.jpg

Saint André et Saint Taddée,

Castirla st Jacques (Mineur).jpg

Saint Jacques le Mineur

Castirla st Jacques (majeur) et autre saint.jpg

Saint Jacques le Majeur et un autre apôtre

Castirla St Pierre.jpg

Saint Pierre et ses clefs sous le pied nu du Christ

Castirla un apôtre.jpg

un autre apôtre, enseignant, index levé

Castirla St - 1.jpg

et encore celui-ci: le juvénile Saint Jean, me semble-t-il, l'apôtre bien aimé sous l'autre pied du Christ ...

Castirla St Barthélémy.jpg

Saint Barthélémy, impressionnant écorché, armé du couteau de son supplice,

Castirla le double de St Barthélémy.jpg

et portant sur son épaule son double: sa peau ...

 

 Les prunelles se sont parfois effacées, sans doute initialement peintes "a secco"

Castirla Annonciation.jpg

L'Annonciation

De part et d’autre de l'arc triomphal, dans les écoinçons, la traditionnelle représentation de l'Annonciation, très effacée :

Castirla Archange Gabriel.jpg

à gauche, l’Archange Gabriel, le lys à la main (la fleur du messager, et symbole de la pureté), fait son annonce à Marie: sa main gauche, poing fermé, a quelque chose de presque violent, le message ne laisse pas de place au doute et encore moins à la négation - Marie, même craintive,  ne peut pas se refuser.

Castirla Vierge Annonciation.jpg

A droite, agenouillée sur son prie-Dieu, habillée de sa traditionnelle robe rouge et drapée dans son manteau bleu, Marie reçoit. Le rouge de la robe évoque pour moi le ventre fécondé de la Vierge (son humanité), tandis que le manteau bleu symbolise sa nature céleste et pure, le bleu étant une couleur extrêmement chère à produire à cette époque, et donc réservée au plus grand.Tous deux sont représentés dans la chambre close de la Vierge, symbolisée par une tenture rouge, et évoquant la pureté inviolable de Marie. En même temps que la parole du messager Gabriel, la Colombe de l’Esprit Saint a pénétré cet espace clos et elle est déjà à l’œuvre dans l’intimité de Marie.

Castirla, la Vierge à l'Enfant.jpg

(avec Josquin Desprez: Gaude Virgo, Mater Christi)

https://youtu.be/rdZWmiYmlYc

 

Sur le piédroit à gauche de l’arc triomphal, sous l'Archange Gabriel,  Marie tient l'Enfant Jésus sur ses genoux. La Vierge présente l'Enfant à l'adoration des fidèles : à la fois Mater Christi  (Mère du Christ)  et Mater Ecclesiae (Mère de l'Eglise).

 

(avec Jacky Micaelli, Tota pulchra es Maria, d'après un manuscrit franciscain du XVIII° s.de Corse, revu par Marcel Perez) 

http://youtu.be/jJhLAND4gc0

Castirla saint Michel.jpg

Sur l’autre piédroit de l’autre côté de l’arc, sous la Vierge de l'Annonciation, Saint Michel, le saint patron de la chapelle, noble guerrier armé et cuirassé, pèse les âmes et maîtrise de sa lance le Diable : une représentation omniprésente dans toutes nos chapelles à fresques. Saint Michel est le chef des milices célestes et le grand peseur d’âmes des chrétiens.

Castirla,le Diable sous la lance.jpg

Sous la lance de Saint Michel, Satan, toujours actif: il ronronne comme un gentil dragon apprivoisé, fouettant l'air de sa queue: méfiance! je crois qu'il tente d'attraper la petite âme vacillante qui glisse par-dessus bord du plateau de la balance ...

 

Castirla visage Christ détail.jpg

silence!

Certes le peintre de Castirla n'est sans doute pas un fresquiste virtuose, mais il a su donner toute leur intériorité à ses visages et transmettre avec sincérité les messages essentiels, sans gloses superflues ...

 

Une petite chapelle paisible 

où il fait bon revenir

et se retrouver.

 

Elle est située le long d'un chemin de transhumance autrefois très fréquenté, reliant la vallée du Golo à la région du Niolo, en passant par la saignée minérale de la Scala di Santa Regina...

 

Renseignements à la mairie de Castirla : 04 95 47 41 40

 

18/10/2017

une journée en Costa Verde le 9 septembre dernier- 2° partie: Santa Lucia di Moriani, Cervione, Santa Cristina di Valle di Campuloru

Echos de la journée du 9 septembre dernier, deuxième partie

L'après-midi à Santa Lucia di Moriani, Cervione et Santa Cristina di Valle di Campuloru 

Santa Lucia di Moriani:

Ave Spes Unica.jpg

(médaillon cental du sepolcru de Santa Lucia di Moriani)

Santa Lucia.jpg

l'église Santa Lucia di Moriani, premier quart du 17° siècle, remaniée au 18° et 19° siècles

Sta Lucia découverte sepolcru.jpg

Nous avions proposé, le 1° mai dernier, une journée de découverte du monde des sepolcri avec la FAGEC, pour sa trentième sortie ... et pour beaucoup ce fut ici une première rencontre avec ces extraordinaires décors éphémères de la Semaine Sainte. Même étonnement ce 9 septembre devant le sepolcru monumental de Santa Lucia di Moriani!

 

sepolcru Sta Lucia Moriani copie.jpg

Un grand sepolcru anonyme de la fin du 18° siècle, certainement inspiré par ses grands frères de Ficaghja et de San Damianu. Sur les côtés, les "Arma Christi": les instruments de la Passion. Les panneaux peints forment une sorte de chapelle funéraire évoquant la Passion du Christ.

 

panneau gauche.jpg

Le jardin des Oliviers et l'arrestation de Jésus

panneaux de droite copie.jpg

Le portement de croix

plafond détail 1.jpg

le plafond, détail

Mater Dolorosa.jpg

et au fond, la Vierge des Douleurs pleurant son Fils.

Pour comparaison, voici les deux sepolcri de San Damianu et de Ficaghja, en Castagniccia:

San Damianu à Gênes copie.jpg

le sepolcru monumental de San Damianu, peint par Giacomo Grandi en 1751, ici exposé à Gênes en mai 2013 lors de la grande exposition d' "Il gran Teatro dei cartelami"

le sepolcru de Ficaghja blog.jpg

(le sepolcru de Ficaghja, le plus grand! peint par Francesco Carli autour de 1760) 

A Santa Lucia , outre ce beau sepolcru, vous avez pu admirer le chemin de croix peint en 1760 par "le Maître des Anges musclés" cher à Michel-Edouard Nigaglioni, alias Giuseppe Ronchi, dont on a découvert enfin récemment le nom sinon encore l'identité ! 

 

Chemin de croix 1760 copie.jpg

C'est du reste grâce à ce tableau de la 2° station de Santa Lucia de Moriani que nous avions la seule date (1760) qui situait dans le temps ce bon peintre prolifique du 18° siècle, date inscrite sur le soubassement de la colonne, à droite.

Sta Lucia di Moriani crucifixio copie.jpg

12° station, le soldat Longinus et la mort de Jésus

 

Comme dans les églises voisines, Santa Lucia a reçu les soins des Raffali, ces excellents stucateurs de Castagniccia au 18° siècle:

 

Sta Lucia ange chaire.jpg

ici un angelot charmant de la chaire de prêche , réalisée par Giovanni Raffali "le vieux" dans le premier quart du 18° siècle.

 

sta Lucia décor Gherardi 1858.jpg

Au 19° siècle, l'église a reçu un décor peint par les Gherardi, Pietro (le père) et Ernest (le fils) entre 1850 et 1858: couleurs vives garanties!Sta Lucia San Matteo Gherardi.jpg

  1. Le boeuf de Saint Mathieu a un petit côté caprin, non?

Sta Lucia orgue muet.jpg

Au fond de l'église, l'orgue que vous n'avez pu entendre: l'engouement pour l'instrument, à cette époque, est bien réel, mais les bourses un peu plates de la communauté n'ont pas permis son ramage et l'on s'est contenté du plumage!

Ste Lucie et J Baptiste Purgatoire MA D SANTIS.jpg

Dans l'une des chapelles latérales, une toile attribuée par ME Nigaglioni à Marc Antonio De Santis (peintre d'origine napolitaine actif en Corse entre 1647 et 1681): Intercession de Sainte Lucie, Saint Jean-Baptiste et de la Vierge à l'Enfant pour les Âmes du Purgatoire .

***

Cervioni

 cathédrale Sant' Erasmu di Cervioni

- voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pro-cath%C3%A9drale_Saint-%C3%89rasme_de_Cervione

 

La cathédrale Sant'Erasmu élevée sous l'épiscopat du grand Saint Alexandre Sauli en 1578 était certainement beaucoup plus petite: elle va être reconstruite dans ses dimensions actuelles à partir de 1714 et ne sera terminée que trente années plus tard. Quelques images:

choeur et orgue.jpg

Le choeur et le petit orgue anonyme du XVIII° siècle (orgue transféré du couvent San Francescu di Cervioni). 

voûte choeur Giavarini.jpg

 

Toute cette grande église baroque a reçu un beau décor peint en 1828 par Francescu Giavarini (né à Ciamannacce 1781 - ) :

 

angelot Giavarini.jpg

un angelot

Giavarini San Gregorio.jpg

San Gregorio

Giavarini Sant'Ambrogio.jpg

Sant'Ambrogio

 

Giavarini St Marc.jpg

Giavarini Vierge Assomption.jpg

détail de la voûte: la Vierge de l'Assomption

Cervione St Marcel et st Erasme aux pieds de la Vierge copie.jpg

Au fond du choeur, la grande toile représente Sant'Erasmo (San Teramo, alias Saint Elme)  et le Pape San  Marcello aux pieds de la Vierge , attribué à Tomaso Piccioni de Gaete (18° s.)

 

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 entourée par Saint Pierre et Saint Paul peints en grisaille par Giavarini dans le choeur

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dans le choeur, côté épître,  le petit orgue de l'église du couvent San Francescu di Campulori, transféré à la cathédrale à la fin du 18° s. (?) et restauré par Barthélémy Formentelli en 1974, que vous avez pu entendre cet après-midi là.

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et côté Evangile, le tableau de la Cène, provenant lui aussi du réfectoire du couvent San Francescu .

 

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Au fond de l'église, Francesco Giavarini raconte l'arrivée de Saint Alexandre Sauli à Cervioni,

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et  le miracle de Saint Alexandre Sauli repoussant en 1584 les felouques barbaresques au large de Prunete.

[Évêque d’Aléria, fêté le 11 octobre dans sa cathédrale de Cervione. Né le 15 février 1535 à Milan, il est nommé Évêque d’Aléria le 10 février 1570. Il entreprend aussitôt la réforme de son diocèse (vie et formation des prêtres, catéchismes...) dans le sillage du Concile de Trente. Dans le bref de béatification, le Pape Benoît XIV rend cet hommage à celui qui était devenu "Corso da sua voluntà": "Pendant vingt ans, ce ne fut pas seulement comme Évêque d’Aleria, mais comme apôtre de la Corse toute entière qu’il répandit ses salutaires enseignements et ses lois. Les mœurs furent amendées, le clergé ramené à sa première ferveur, les fidèles guidés dans la voie des commandements". ]

(http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1999/Saint-Alexandre-Sauli.html)

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Saint Alexandre Sauli repésenté en Barnabite par Jean Ulacacci (Cargèse 1820 - Cortè 1907)

Santu Lisandru Sauli, l'apôtre de la Corse, mériterait un long article: supérieur général des Barnabites de Milan, il est nommé en février 1570 par le pape Pie V évêque d'Aleria et consacré par le grand Saint Charles Borromée,  fonde un séminaire à Bastia, puis à Algajola, arpente la Balagne avec une impressionnante simplicité, opérant de nombreuses guérisons; plus tard, en 1576, il s'établit à Cortè, puis s'installe à Cervioni, où il fait construire dès 1578 le séminaire (qui accueillait en 1589 24 élèves qui portent l'habit clérical et suivent un règlement très sévère...) qui fournira pendant plus d'un siècle une élite religieuse au diocèse. Contemporain de Pie V, il développe la dévotion du Rosaire et travaille inlassablement à réformer le clergé de Corse et faire appliquer les décrets du Concile de Trente, tout en restant proche des plus pauvres et des malades. Rappelé par le pape Grégoire à Pavie pour remplacer le cardinal Rossi, il quitte à regret sa chère Corse et meurt à Pavie le 11 Octobre 1593.

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Dans le croisillon nord du transept, le Rosaire : la Vierge et l'Enfant remettent le chapelet à Saint Dominique et Sainte Rose de Lima, au premier plan, et à Saint Alain de la Roche et Sainte Catherine de Sienne au second plan; les quinze mystères du Rosaire sont regroupés en trois emplacements, les mystères joyeux  et les douloureux, en haut à gauche et à droite, les glorieux en bas au centre.

 

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Un beau chemin de croix du 18° siècle, qu'il me faudra détailler un jour ... ici la sixième station, rencontre de Sainte Véronique: au loin, en haut et à droite, une église ... la cathédrale de Cervione ?

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Sur sa barque, la statue de San Teramu / Saint Erasme de Gaète/ Saint Elme, saint patron de la cathédrale de Cervioni:

" L'église de Cervioni fut consacrée à Saint Erasme pour une raison bien particulière: lorsqu'il entreprit sa construction, saint Alexandre Sauli décida qu'il dédierait l'édifice au saint dont la fête coïnciderait avec la fin des travaux. Tout fut terminé un 2 juin, et sant' Erasmu en fut le bénéficiaire! " (Almanach de la mémoire et des coutumes, de Claire Tiévant et Lucie Desideri, chez Albin Michel)

 

Promis, je compléterai une autre fois cette description très lacunaire de la cathédrale ...

***

Enfin, la visite de la chapelle 

Santa Cristina di Valle di Campuloru,

où nous attendaient les Amis de la chapelle Santa Cristina ... 

santa lucia di moriani,cervione,santa cristina di valle di campuloru

 

Un accueil formidable! Je vous renvoie à leur blog: 

http://valle-di-campoloro-chapelle-sainte-christine.over-blog.com/

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l'arrivée à la chapelle: merci aux amis de la chapelle Santa Cristina pour la parfaite organisation, et en particulier au voisin amical qui a ouvert son champ pour garer les voitures.

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découverte pour beaucoup! 

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vous pouvez également visiter: http://elizabethpardon.hautetfort.com/archive/2009/12/06/santa-cristina-di-valle-di-campuloru.html)

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Francis évoque ici les graves problèmes d'étanchéité de la toiture qui ont contribué à dégrader les fresques restaurées en 2009: depuis le 9 septembre, les choses ont enfin bougé et la Municipalité a pu faire poser en octobre les solins qui auraient dû être en place dès la restauration de la chapelle (voir le blog de Santa Cristina)

Merci à Francis Orsini pour son engagement passionné: les Amis de Santa Cristina sont un excellent exemple de la surveillance de proximité que devrait exercer chaque communauté responsable de son patrimoine, sans se reposer aveuglément et uniquement sur les acteurs du Patrimoine et des Monuments historiques. 

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et merci à tous de cet accueil si amical qui clôturait cette longue et riche journée en bonne compagnie!

 

09/10/2017

Vendredi 13 Octobre Journée de découverte des fresques du Cortenais et du Boziu

Vendredi 13 Octobre 2017

 

L’Association Saladini propose une journée inhabituelle de découverte des fresques dans la région du Cortenais et du Boziu :

 

Rendez-vous à 9h sur le parking du Super-U à Ponte Leccia, puis :

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(Omessa: le mendiant de Saint Martin)

- le matin, visite de l’église Saint André d’OMESSA (et de sa fresque récemment découverte),

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(Castirla )

des fresques de la chapelle Saint Michel de CASTIRLA,  

 

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du site San Ghjuvanni à CORTE ( Prévoir son pique-nique)

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(Favalellu: le Christ Pantocrator)

l'après-midi, découverte des fresques de Santa Maria de Favalellu, nouvellement restaurées

 

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(Sermanu: Saint Christophe)

 et  San Nicolau de SERMANU.

Pour la découverte d'Omessa, voir:

Omessa : ELIZABETH PARDON

elizabethpardon.hautetfort.com/omessa

 

Renseignements et réservations au :

06 17 94 70 72 / 04 95 61 34 85

09/05/2017

Conférence: "Fresques des chapelles romanes corses, un itinéraire spirituel" par François Xavier Ajaccio

Je partage cette information:

 

Jeudi 18 mai 2017à 18 h 

à l’Auditorium du Musée de Bastia

conférence de François Xavier Ajaccio intitulée : «Fresques des chapelles romanes corses, un itinéraire spirituel».

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(le Christ Pantocrator de San Tumasgiu di Pastureccia)

Dans le courant du 15e siècle s’opère un miracle iconographique au sein de la communauté religieuse Corse : le déploiement d’une représentation de Dieu dans les chapelles de la Corse intérieure. Pour la première fois, des images de Dieu illuminent l’intérieur des édifices. Les figures du Christ, de Marie, des Apôtres et de saints se manifestent à l’homme. Elles constituent un pont vers Dieu mais aussi un soutien, une réponse aux tourments de l’homme d’alors.

Ce patrimoine admirable révèle une spiritualité qui a abreuvé l’âme Corse sous l’impulsion de la pastorale des frères Mineurs, implantés dans l’île depuis le 13e siècle.

Mystérieuses, diverses, mais ordonnées, ces représentations se dévoilent à l’homme contemporain comme un « art sacré » que François-Xavier Ajaccio nous fera découvrir dans son essence même, afin de mieux en apprécier la portée.

Il nous proposera ainsi une présentation picturale de ces fresques médiévales dans une perspective tant artistique que spirituelle.