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17/04/2018

l'exposition Eda/ Pardon au Spaziu d'Ile Rousse, rappel

 Dialogue entre deux mondes oniriques:

Eda et Pierre Pardon exposent au Spaziu d'Ile Rousse

 

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Eda 1.jpg

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à découvrir jusqu'au 27 avril!:

petit rappel, le vernissage se fera jeudi 19 avril à partir de 18 h

A bientôt!

12/04/2018

Exposition des peintures de Eda et des sculptures de Pierre Pardon au Spaziu d'Ile Rousse

EXPOSITION AU SPAZIU d'ILE ROUSSE:

peintures et installations de EDA

et sculptures de PIERRE PARDON

du 15 au 27 Avril 2018

 

image expo Spaziu avril 2018.jpg

(Erosion, de Pierre Pardon)

vous êtes invités au vernissage, jeudi 19 Avril à partir de 18 h

28/09/2016

Exposition des sculptures de Pierre Pardon et des peintures de Falellu à Ajaccio

exposition Pierre Ajaccio octobre 2016.jpg

invitation Pierre Ajaccio octobre 2016.jpg

09/09/2016

Exposition des peintures de Volkmar Ernst et des sculptures de Pierre Pardon

InvitationExpoSpaziu2016Mail-page001.jpeg

28/09/2012

Jean Grosjean et Pierre Pardon (suite de l'exposition présente à la Galerie Sordini)

 

avec Gabriel Fauré (clic droit pour ouvrir le lien)


http://youtu.be/j2vZnr1o8RA

 


  Elégie

 


L'immense poète ( trop peu connu) Jean GROSJEAN

inspire Pierre PARDON


élégie 14 blog.jpg

 

Pierre Pardon, ardoise, Elégie 14

 au revers, ce texte gravé de Jean Grosjan:


 

               " Lève la tête dans le vent, qu’il déploie en noire nuée de Toussaint, sur ma figure, la chuchotante odeur de tes cheveux.

               Ah, ne te penche, comme le prêtre ou la Meuse, qu’avec des précautions d’ancien rituel sur les lichens bleus ou jaines qui , mille ans, rêvèrent de voir ta gorge respirer.

               Si lentement ton regard ou ta hanche se tournent aux prières que l’air marmonne dans les buis de frimaire, c’est un vantail qui s’ouvre sur des sources.

               Qu’à peine tu soulèves l’aile de tes cils, et me voilà dans une lumière pareille à celle sur qui béent nos sept cieux quand l’ange les scinde.

Quand tu n’aurais que passé par les bois pour y cueillir le jour et la mésange, j’entends tes pas dans les feuilles cuivreuses qui tour à tour embrassent ton talon et meurent longuement de ton reflet.

               Une fois éteintes nos phrases haletantes, les hiboux seuls y répondent d’arbre en arbre mais le soir est fauve un instant sur la souche où tu ne t’assoiras plus.

               La lune, juchée sur la ramure, a beau te dénombrer les tombes entre les ifs, tu savais combien sont hâtifs les hommes à part celui qui t’aime.

               Qu’une aube descelle tes paupières plombées, tu verrais qu’en mémoire de toi les givres pavoisent nos décombres.

               De peur que ne dorment encore sous les neiges neuves un fruit tiède, les défunts n’oseront de longtemps fouler le sol que tu hantas."

(Elégies, dans le recueil " La Gloire", nrf, Poésie Gallimard)