01/01/2010
Baptême du Nouvel An 2010
Cette nuit, à minuit ...

"Les étoiles les plus reculées, leur fixité tremblante de mages en marche au fond de l'éther, est-ce à quoi vivre se suspend? Est-il vrai que je sois né?" (Jean Grosjean, dans Apocalypse)
En attendant de pouvoir répondre, réjouissons nous de cette nouvelle année 2010 et de ces mille miracles à venir...

Le premier petit miracle est que nous voilà autour d'un feu vif, entre deux trombes d'eau, à nous embrasser sous la pleine lune dans un ciel noir d'étoiles poussées par les vents violents de la nuit... 

avec l'ami Max ...

... et tous les autres ... Pace è Salute! Bonne année!

... et ce matin la nature s'est réveillée avec la gueule de bois, noyée de pluies torrentielles: c'est bon pour les réserves, pourvu que ça dure! Notre source va-t-elle enfin se décider à couler?
La veille, le 31 décembre 2009, chaque confrérie de notre région s'est réunie pour chanter "L'Offiziu di u Ringraziamentu" : remerciement pour l'année écoulée...
Miserere mei Deus (...)
" Ecce enim veritatem dilexisti:
incerta et occulta sapientiae tua manifestasti mihi .
Asperges me hyssopo et mundabor;
labis me, et super nivem dealbàbor(...)
Mais tu aimes la vérité au fond du coeur,
instruis-moi des profondeurs de la sagesse;
purifie moi avec l'hysope; je serai net;
lave-moi; je serai blanc plus que neige(...)
Auditui meodabis gaudiam et laetitiam:
et exalbunt ossa humiliata,
Averte faciem tuam peccatis meis;
et omnes iniquitates meas dele. (...)
Rends-moi le son de la joie et de la fête,
Et qu'ils dansent les os que tu broyas;
Détourne ta face de mes fautes,
Efface de moi toute malice (...)
Et puis ce magnifique Psaume 112:
(...) Suscitans a terra inopem et de stercore erigans pauperem,
Ut collocet eum cum principibus,
Cumprincipibus populi sui
Qui habitare facit sterilem in domo,
matrem filiorum laetantem (...)
De la poussière, il relève le faible,
du fumier, il tire le pauvre pour l'asseoir en compagnie des princes
en compagnie des princes de son peuple
il assied la stérile en sa maison,
mère en ses fils heureuse
Et pour finir, le chant solennel du TE DEUM...

...et comme le temps qui passe, le ruisseau tourbillonne, cogne, fracasse, descelle, emporte, dévale, mugit hors ses rives, insouciant, fort et libre!
Le vieil An 2009 est mort, vive 2010!
19:27 Publié dans famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nouvel an 2010, jean grosjean |
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31/12/2009
Pace e Salute per 2010!

(à Carcheto)
Tous nos voeux à tous pour 2010 de paix, de sagesse et de santé pour laisser à nos enfants et petits-enfants un monde en paix avec lui-même, sage et sain ... Et comme me redit tous les soirs ma vieille maman (elle a 95 ans et sait de quoi elle parle): "Soyez heureux et ne vous compliquez pas la vie avec des petites choses sans importance ", ajoutant inmanquablement: "le bonheur, ça se travaille et ça n'est pas si facile".
J'ajouterai, avec l'Evangile de Marie, Myriam de Magdala (vers l'an 150, trouvé dans les Manuscrits de Nag Hammadi, ):
"L'attachement à la matière
engendre une passion contre nature.
Le trouble naît alors dans tout le corps;
c'est pourquoi je vous dis:
"Soyez en harmonie ..."
Si vous êtes déréglés,
inspirez-vous des représentations
de votre vraie nature.
Que celui qui a des oreilles
pour entendre entende."
10:11 Publié dans esprit d'enfance | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voeux, carcheto, évangile de marie |
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28/12/2009
Noël: Adoration des Bergers
L'Adoration des Bergers, attribuée à Francisco ZURBARAN (ou à son école),
à l'église Sant' Andreu de Campana, Castagniccia.
... avec le Protoévangile de Jacques:
"Ils étaient à mi-chemin, quand Marie lui dit:
"Joseph, aide-moi à descendre de l'âne. L'enfant, en moi, me presse et va naître." Il lui fit mettre pied à terre et lui dit:"Où t'emmener? Où abrîter ta pudeur? L'endroit est à découvert."
Mais il trouva là une grotte, l'y conduisit et la confia à la garde de ses fils. Puis il parti chercher une sage-femme juive dans le pays de Bethléem.

L'Enfant Jésus vient de naître. Il est nu, offert sans défense au centre de la toile sous le regard des adultes, rayonnant sur son lange étincelant de blancheur comme sur un linceul, donné à voir, à adorer sur son autel de paille. De ses yeux imprécis de nourrisson il guette la contemplation étonnée de sa mère: le visage pâli de Marie en est tout illuminé, mieux, c'est l'Enfant qui dépose sur les joues de sa Mère le rose et la chaleur d'un amour sans limites. L'Enfant nu éclaire et réchauffe les visages des bergers, de Joseph en retrait et méditatif, et même de la vieille femme derrière qui vient d'assister, peut-être, à cette naissance improbable:
(...)Et je vis une femme qui descendait de la montagne et elle m'interpella: "Eh, l'homme, où vas-tu?" Je répondis: "Je vais chercher une sage-femme juive.- Es-tu d'Israël? me demanda-t-elle encore.- Oui", lui dis-je. Elle reprit: "Et qui est dons entrain d'accoucher dans la grotte?"
(...) Et je lui dis: "C'est ma fiancée.- Elle n'est donc pas ta femme?" me demanda-telle. Et je lui dis: " C'est Marie, celle qui a été élevée dans le temple du Seigneur. J'ai été désigné pour l'épouser, mais elle n'est pas ma femme, et elle a conçu du Saint-Esprit." Et la sage-femme dit: "Est-ce la vérité? Joseph répondit: "Viens et vois"
Et elle partit avec lui, et ils s'arrêtèrent à l'endroit de la grotte. Une obscure nuée enveloppait celle-ci. Et la sage-femme dit: "Mon âme a été exaltée aujourd'hui car mes yeux ont contemplé des merveilles: le salut est né pour Israël." Aussitôt la nuée se retira de la grotte et une grande lumière resplendit à l'intérieur, que nos yeux ne pouvaient supporter. Et peu à peu cette lumière s'adoucit pour laisser apparaître un petit enfant. (...)" (Protoévangile de Jacques)
Les visages attendris des bergers courbés vers l'enfant lui font un rempart contre les ténèbres qui trouent de leur menace la voûte de la grotte. Ou plutôt, ne serait-ce pas l'enfant qui, dans son infinie fragilité , protège comme un feu ardent ceux qui le veillent ? Ce jeune garçon qui vous regarde avec un large sourire, désignant de l'index le nouveau-né objet de sa joie, a apporté - au premier plan - un panier rempli d'oeufs aussi fragiles que l'Enfant, et comme lui, promesse et germe d'une vie nouvelle, parfait symbole de renaissance et de résurrection ... A droite, toujours au premier plan, l'agneau, pattes liées. Annonce de l'offrande de l'Agnus Dei.

(Zurbaran: l'Agnus Dei - Musée d'Art de San Diego)

Zurbaran: la version de Grenoble, Musée des Beaux-Arts. Ici Zurbaran accole les deux mondes, le terrestre choeur des hommes simples et le céleste choeur des anges musiciens:
"Glo- o-o-o-o-o, o-o-o-o-o ,o-o-o-o-o -ria , in excelsis Deo! ".

Même la petite fille de gauche peut chanter cela, non?

Je vous souhaîte à tous une bonne fin d'année!
19:59 Publié dans patrimoine | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : noël, adoration des bergers, symbolique de l'oeuf, symbolique de l'agneau, francisco zurbaran, protoévangile de jacques |
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