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09/03/2014

La piévanie SS. Gervasio et Protasio de Giovellina à Prato, dite a Tribuna-

 La Plebania de Ghjuvellina, diocèse d'Aleria :

" SS. Gervasio et Protasio"

à  Pratu di Ghjuvellina

dite "a Tribuna"

La grande archéologue Geneviève Moracchini-Mazel, qui vient de nous quitter, avait l'intention de publier un Cahier Corsica sur ce site, mais voulait avant de le faire, encore vérifier certains éléments.

Nous espérons que la FAGEC (longue vie à elle!) pourra mener à bien cette dernière quête et publication posthume ...

En attendant, cette note:

façade ouest.jpg

Nous avions cherché et  visité une première fois ce très beau site  au cours d'une balade mémorable le lundi de Pâques 2009 :

Pieve de Giovellina: Torre di Monte Albano et a ... - elizabeth pardon

elizabethpardon.hautetfort.com/.../pieve-de-giovellina-torre-di-monte-al...
 

et en compagnie de nos amies Michelle, Christiane et Colette, nous  y sommes retournées le 7/3/2014  au cours d'une belle journée impromptue et ensoleillée où nous avons appris, à nos dépens, combien la mémoire peut nous jouer des tours ... Bref, la perception de ce site en 2009 miraculeusement trouvé la première fois au terme d'une longue descente quelque peu erratique depuis la Torre de Monte Albano a passablement perturbé notre souvenir et notre entendement.
Fragilité des témoignages humains, mais cela est une autre histoire !

carte IGN.jpg

la carte IGN et le site "Pieve"  : merci à Michelle Lafay !

Geneviève Moracchini-Mazel s'était longuement interrogée sur la signification du qualificatif de Tribuna, resté dans la mémoire orale des anciens jusqu'à nos jours, les habitants de Prato parlant d'un "Tribunal". Ecoutons-la, dans son ouvrage ancien, Les églises romanes de Corse, publié en 1967:

"Nous étions à priori sceptique; le mot Tribuna pouvait également signifier "sanctuaire", "abside", comme en langue italienne. Puis nous nous sommes aperçue que le cas de la Tribuna de Giovellina n'était pas unique; il se trouve notamment à Figari où l'on voit les ruines d'une part de l'ancienne église piévane San Giovanni et plus loin celles d'un autre édifice appelé également Tribuna qu'on considérait jadis comme un Tribunal si on en croit la tradition orale recueillie à Figari même auprès de personnes fort âgées. En outre comme plusieurs lieux-dits relatifs à une cour de justice subsistent dans plusieurs pieves et presque toujours non loin des églises pievanes - désignant même de simples champs à l'intersection de sentiers muletiers (Corte, arringo, pietra per giurare, pietra all'arringo, voir dans le Vol II, la liste de ces lieux-dits), nous avons voulu être éclairée à ce sujet, d'autant plus que nous ne connaissions pas de cas analogues dans d'autres pays, pas même en Toscane".

 

Plan.jpg

(le plan de la Tribuna dans "les églises romanes", opus cité plus haut , p. 112)

Elle avait procédé à des fouilles en 1961, dégageant le sol de l'abside et émis alors  l'hypothèse que cet édifice, malgré son plan classique à nef unique avec son abside orientée à l'est, était à l'origine un Tribunal et non une église.

Disposition abside.jpg

Dispositions retrouvées dans l'abside de la "Tribuna" (idem, p. 112)

Statuette.jpg

Statuette brisée (idem, p. 113) retrouvée lors de la fouille de la Tribuna, évoquant, pour G.M.Mazel, les personnages ornant les façades des églises piévanes d'Aregno,  de Murato etc ...:

 

u pratu di ghjuvellina,pieve de ghjuvellina,saint gervais et saint protais

comme ici à la Trinità d'Aregno

 

 

"Comme nous avons entendu dire aux paysans et villageois que ces statuettes sont le portrai d'"anciens seigneurs" et que l'expérience nous a enseigné à ne jamais négliger tout à fait en Corse la leçon de la tradition orale, nous nous sommes demandé si la présence de ces sculptures en haut-relief n'avait pas pour but de fixer le souvenir de l'aide morale et de la contribution financière qu'auraient apportées les seigneurs du temps à l'édification de ces divers monuments et plus particulièrement à celle des piévanies; ou bien encore ces personnages jouaient-ils un rôle avec le tribunal de la piévanie?" (idem, p. 113)

 

Mais depuis  elle avait revu cette hypothèse, écrivant dans son ouvrage Corsica Sacra (vol.1, 2004) p.245:

"Le titre de la plebania de Giovellina, selon Mgr AG. Giustiniani et Mgr Nic. Mascardi, était bien S. Gervas et Protas". Une lecture fautive d'un paragraphe du texte de Mgr Mascardi m'avait fait croire que l'église S. Cervone à côté de laquelle avaient vécu jadis les évêques d'Omessa.

Ces deux églises ruinées se trouvent à 15 mn de marche l'une de l'autre. Mais on peut penser que c'est bien au lieu-dit Pieve que se trouvait la plebania et non pas à S. Cervone. ...que nous avons pu visiter depuis, voir la note:

San Cervone : ELIZABETH PARDON

elizabethpardon.hautetfort.com/san-cervone/

L'église en partie ruinée que l'on y voit parait datable de la première moitié du XI°s. environ, et j'ai supposé qu'elle avait eu un rôle judiciare particulier. En effet, son qualificatif de "Tribuna" permet de croire que l'on s'est souvenu longtemps du rôle d'édifice abritant des sessions de justice en alternance avec les offices religieux".

 

vue de loin.jpg

(vue de loin)

"(...) le site de la Pieve nous a paru celui d'une petite bourgade romaine. C'est une sorte de plateau fertile placé entre deux petits cours d'eau où l'on peut ramasser de nombreuses briques et tuiles à crochets d'époque romaine et corso-romaine. On nous a montré à 150 mètres de la Tribuna l'emplacement aujourd'hui obstrué par la végétation d'un orifice appareillé en briques. Il s'agit peut-être d'une canalisation romaine ."

( les églises romanes de Corse, p. 300- 1967)

 

Prato Tribuna façade ouest.jpg

la façade occidentale

 

P1140923.JPG

le linteau de la porte occidentale, un monolithe de schiste vert: semble-t-il, un menhir  brisé et réutilisé.

Ecoutons à nouveau G.M.Mazel:

 

"Exista-t-il une piévanie paléochrétienne à Giovellina? c'est possible, car le site est celui d'une petite villa romaine (briques et regule aux environs immédiats"

En tous cas des remplois sculptés se voient dans ses maçonneries; en outre, le linteau de la porte occidentale parait être un menhir retaillé et redécoré d'un entrelacs." (idem, Corsica Sacra  p.246)

linteau décoré entrelacs.JPG"retaillé et décoré d'un entrelacs" (merci Michelle pour cette photo!) : j'ignore à quoi pouvaient servir les deux "trous" creusés de part et d'autre.

 

 

façade ouest intérieur.jpg

façade occidentale intérieure

mur nord.jpg

le mur intérieur nord a perdu ses beaux parements de granit, dalles arrachées et certainement récupérées: démembrement ...

éléments  décorés recueillis.jpg

et, récupérés,  des éléments décorés recueillis de la corniche de l'abside

mur sud.jpg

le mur sud,

mur sud et  lierre.jpg

 habité d'un lierre qu'il faudrait sans doute couper avant qu'il n'achève de desceller les belles dalles de granit rose, ocre et vert .

abside.JPG

l'abside (photo M. Lafay), environ haute d'un mètre.

ensemble vu de l'abside.JPG

vue intérieure depuis l'abside:  dans le mur sud s'ouvrait une porte latérale dont il ne reste plus rien.

vue de l'abside  est.jpg

le chevet est

détail muratura.jpg muratura, détail du mur sud

 

L'énigme de la dédicace de la plebania de Giovellina à SS. Gervasio et Protasio:

St Gervais et St Protais tapisserie du Mans.jpg

(le martyre des  deux saints jumeaux,  Gervais et Protais : Tapisserie du Mans)

 

écoutons à nouveau G. M. Mazel dans sa Corsica Sacra, p. 246:

"Pourquoi donc ce patronage de ces deux martyrs - unique en Corse dans une piévanie - on ne le sait pas.

On peut seulement rappeler que c'est le 19 juin 386 que l'évêque de Milan Ambrogio, qui avait été avocat avant de devenir évêque, découvrit les tombes de ces martyres du III°s., Gervasio et Protasio. C'est après cet évènement que le culte de ces deux saints, dont onne sait pas grand chose par ailleurs, se développa en Occident, avec fête le 19 juin, jour de l'invention de leur corps."

Invention des reliques des Sts Gervais et Protais par St Ambroise 386 - Philippe de Champaigne.jpg

Philippe de Champaigne (1658) : l'Invention des reliques des deux saints martyrs Gervais  et Protais par Saint Ambroise.

 

u pratu di ghjuvellina,pieve de ghjuvellina,saint gervais et saint protais

S. Ambrogio, détail de la  fresque des quatre Docteurs de l'Eglise à la Trinità d'Aregno

 

 

 la version brève :

(avec Louis Réau, Iconographie de l'art chrétien, p.588):

" Fils jumeaux de saint Vital et sainte Valérie. Après le martyre de leurs parents, ils vendent tous leurs biens dont ils distribuent le prix aux pauvres et se font baptiser.

Appréhendés sur l'ordre de Néron, ils refusent d'abjurer et de sacrifier à Jupiter.

Ils sont alors traînés en prison, où un ange les réconforte, puis flagellés avec des lanières plombées et enfin décapités.

(...) Deux siècles plus tard , à la suite d'une révélation,   saint Ambroise, évêque de Milan, fait exhumer les corps miraculeusement conservés des deux martyrs. L'invention de leurs reliques est suivie d'une translation solennelle au cours de laquelle un aveugle qui touche le cercueil avec un linge recouvre la vue tandis que le diable sort du corps d'un possédé. Les ossements sont déposés dans la basilique où saint Ambroise se fit enterrer à côté d'eux en 397.

A partir de ce moment , les deux saints devinrent les patrons de Milan. (...)" (Louis Réau)

twins.jpg

Philippe de Champaigne (Apparition des saints Gervais et Protais à Saint Ambroise, 1658, Musée du Louvre)

 

 

 

 

Une hypothèse:

SS Gervasio et Protasio auraient donc subi le martyre en refusant de sacrifier à Jupiter, or nous sommes dans la pieve de Giovellina, et voici ce qu'en dit G. Moracchini-Mazel dans une note bien intéressante de ses Eglises romanes de Corse, parlant toujours de la pieve de Giovellina:

 " C'est dans ces parages, soit au pied des aiguilles de Giovellina, que nous chercherions volontiers les traces d'un sanctuaire païen dédié à Giove (car Giovellina vient, dit-on,  de Giove); en effet ce massif montagneux est si impressionnant qu'il a dû être consacré aux divinités depuis les temps les plus reculés, et, en bonne logique, au maître des dieux, à l'époque romaine." ( les églises romanes de Corse, p. 300- 1967).

 

Il n'est donc pas impossible que  ces deux saints aient été spécialement et très anciennement  choisis pour "christianiser" une région fortement marquée par le culte rendu à Giove ...

 

 

 

Et pour les plus courageux, la version longue dans

La Légende dorée – Jacques de Voragine:

 

 

 

SAINT GERVAIS ET SAINT PROTAIS

 

Gervais (Gervasius) vient de gérar, qui veut dire sacré et de vas, vase, ou bien de gena, étranger et syor, petit. Comme si l’on voulait dire qu'il fut sacré par le mérite de sa vie, vase (146) parce qu'il contint toutes les vertus, étranger parce qu'il méprisa le monde et petit parce qu'il se méprisa lui-même.

Protais (Protasius) vient de prothos, premier et syos, Dieu ou divin ; ou bien de pocul et stasis, qui se tient loin. Comme si l’on voulait dire qu'il fut le premier par sa dignité, divin par son amour, et éloigné des affections du monde. Saint Ambroise trouva l’histoire de leur martyre dans un écrit placé auprès de leur tête.

 

Gervais et Protais, frères jumeaux, étaient les enfants de saint Vital et de la bienheureuse Valérie. Après avoir donné tous leurs biens aux pauvres, ils demeurèrent avec saint Nazaire, qui construisait un oratoire à Embrun, et un enfant appelé Celse lui apportait les pierres (c'est anticiper sur les faits de dire que saint Nazaire avait Celse à son service, car d'après l’histoire du premier, ce fut, longtemps après que Celse lui fut offert). Or, comme on les conduisait tous ensemble à l’empereur Néron, le jeune Celse les suivait en poussant des cris lamentables : un des soldats ayant donné des soufflets à l’enfant, Nazaire lui en fit des reproches, mais les soldats irrités frappèrent Nazaire à coups de pied, l’enfermèrent en prison avec les autres et ensuite le précipitèrent dans la mer : ils menèrent à Milan Gervais et Protais. Quant à Nazaire, qui avait été sauvé miraculeusement, il vint aussi dans cette ville. Au même temps, survint Astase, général d'armée qui partait pour faire la guerre aux Marcomans. Les idolâtres allèrent à sa rencontre et lui assurèrent que les dieux se garderaient de rendre leurs oracles si Gervais et Protais ne leur offraient d'abord des sacrifices. On s'empare alors des deux frères et on les invite à sacrifier. Comme Gervais disait à Astase  que toutes les idoles étaient sourdes et muettes, et que le Dieu tout-puissant était seul capable de lui faire remporter la victoire, le comte le fit frapper avec des fouets garnis de plomb jusqu'à ce qu'il eût rendu l’esprit. Ensuite il fit comparaître Protais et lui dit : « Misérable, songe à vivre et ne cours pas, comme ton frère, à une mort violente. » Protais reprit : « Quel est ici le misérable ? Est-ce moi qui ne te crains point, ou bien toi qui donnes des preuves que tu me crains? » Astase lui dit : « Comment, misérable, ce serait moi qui te; craindrais, et comment? » « Tu prouves que tu crains quelque dommage de ma part, reprit Protais, si je ne sacrifie pas à tes dieux, car si tu ne craignais aucun préjudice, jamais tu ne me forcerais à sacrifier aux idoles. » Alors le général le fit suspendre au chevalet. «Je ne  m’irrite pas contre toi, général, lui dit Protais ; je sais que les yeux de ton coeur sont aveuglés ; bien au contraire, j'ai pitié de toi, car tu ne sais ce que tu, fais. » Achève ce que tu as commencé, afin que la bénignité du Sauveur daigne  m’accueillir avec mon frère. Astase ordonna alors de lui trancher la tête. Un serviteur de J.-C. nommé Philippe, avec son fils, s'empara de leurs corps qu'il ensevelit en secret en sa maison, sous une voûte de pierre ; et il plaça à leur tête un écrit contenant le récit de leur naissance, de leur vie et de leur martyre. Ce fut sous Néron qu'ils souffrirent, vers l’an du Seigneur 57. Longtemps leurs corps restèrent cachés, mais ils furent découverts au temps de saint Ambroise de la manière suivante: Saint Ambroise était en oraison dans l’église des saints Nabor et Félix ; il n'était ni tout à fait éveillé, ni entièrement endormi; (148) lorsque lui apparurent deux jeunes gens de la plus grande beauté, couverts de vêtements blancs composés d'une tunique et d'un manteau, chaussés de petites bottines, et priant avec lui les mains étendues. Saint Ambroise pria, afin que si c'était une illusion, elle ne se reproduisît plus, mais que si c'était une réalité, il eût une seconde révélation. Les jeunes gens lui apparurent de la même manière à l’heure du chant du coq, et prièrent encore avec lui ; mais la troisième nuit, saint Ambroise, étant tout éveillé (son corps était fatigué par les jeûnes) fut saisi de voir apparaître une troisième personne qui lui semblait être saint Paul, d'après les portraits qu'il en avait vus. Les deux jeunes gens se turent et l’apôtre dit à saint Ambroise: «Voici ceux qui, suivant mes avis, n'ont désiré rien des choses terrestres; tu trouveras leurs corps dans le lieu où tu es en ce moment ; à douze pieds de profondeur, tu rencontreras une voîlte recouverte de terre, et auprès de leur tête un petit volume contenant le récit de leur naissance et de leur mort. » Saint Ambroise couvoqua donc ses frères, les évêques voisins; il se mit le premier à creuser la terre, et trouva le tout comme lui avait dit saint Paul ; et bien que plus de trois cents ans se fussent écoulés, les corps des saints furent découverts dans le même état que s'ils venaient d'être ensevelis à l’heure même. Une odeur merveilleuse et extraordinairement suave émanait du tombeau.

Or, un aveugle, en touchant le cercueil des saints martyrs, recouvra la vue, et beaucoup d'autres furent guéris par leurs mérites. On célébrait cette solennité , en l’honneur des saints Martyrs quand fut rétablie la  paix entre les Lombards et l’empire romain. Et c'est pour cela que le pape saint Grégoire institua de chanter pour introït de la messe ces paroles : Loquetur Dominus pacem in plebem suam *. En outre les différentes parties de l’office en l’honneur de ces saints se rapportent tantôt à eux, tantôt aux événements qui survinrent à cette époque. Saint Augustin raconte, au livre de la Cité de Dieu, qu'un aveugle recouvra à Milan l’usage de la vue auprès des corps des saints martyrs Gervais et Protais, et cela en sa présence, devant l’empereur et une grande foule de peuple. Est-ce l’aveugle dont il a été question plus haut, est-ce un autre, on l’ignore. Le même saint raconte encore, dans le même ouvrage, qu'un jeune homme lavant un cheval dans une rivière près de la villa Victorienne, distante de trente milles d'Hippone, aussitôt le diable le tourmenta et le renversa comme mort dans le fleuve. Or, pendant qu'on chantait les vêpres dans l’église dédiée sous l’invocation des saints Gervais et Protais, église qui était près du fleuve, ce jeune homme, comme frappé par l’éclat des voix qui chantaient, entra dans un grand état d'agitation en l’église où il saisit l’autel, sans pouvoir s'en éloigner; en sorte qu'il paraissait y avoir été lié. Quand on fit des exorcismes pour faire sortir le démon, celui-ci menaça de lui couper les membres, en s'en allant. Après l’exorcisme le démon sortit, mais l’oeil du jeune homme restait suspendu par un petit vaisseau sur la joue. On le remit comme on put en sa place, et peu de jours après 1'œil fut guéri par les mérites de saint Gervais et de saint Protais. Saint Ambroise s'exprime ainsi dans la Préface de ces saints : « Voici ceux qui, envolés sous le drapeau du ciel, ont pris les armes victorieuses dont parle l’apôtre : dégagés des liens qui les attachaient au monde, ils vainquirent l’infernal ennemi avec ses vices, pour suivre libres et tranquilles le Seigneur J.-C. Oh! les heureux frères, qui en s'attachant à la pratique des paroles sacrées, ne purent être souillés par aucune contagion ! Oh! le glorieux motif pour lequel  ils combattirent, ceux que le même sein maternel a mis au monde, reçoivent tous les deux une couronne semblable. »

 

u pratu di ghjuvellina,pieve de ghjuvellina,saint gervais et saint protais

avec les deux amies complices Michelle Lafay et Colette Fernandez

 

... à suivre!

 


 

 

 

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