01.11.2009
avec Philippe Jaccottet: "Plaintes sur un compagnon mort"

" En voici un de plus qui entre dans le défilé
à peu de pas, peut-être, devant nous.
D'effroi ravalé, sa peau tressaille près de l'oeil.
Les paroles si pures dont il se vêtait
tombent en loques.
Ah! tendez-lui encore un verre plein de l'air du soir,
gardez-le encore un moment de cette suie qui encrasse les rochers rapprochés.
Nous ne l'aurons pas suivi bien loin."

(hier, au Tizzone)
" Vous, lentes voix qui nouez et dénouez
dans le ciel intérieur,
si vous ne mentez pas, enlevez-le dans vos mailles
plus limpides que celles de la lumière sur les eaux "
(Philippe Jaccottet: A la lumière d'hiver)
17:38 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : séparation, mort




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