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04/06/2016

Terra di Canti: festival de la musique corse à Lumio

Terra di Canti

le festival de musique corse au clos Culumbu ,

à Lumio:

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En voici le programme: (clic droit)

 

brochure-terradic2.pdf

 

L'orgue y sera aussi à l'honneur dimanche 19 juin à 16 h:

"l'orgue des villes et l'orgue des champs "...

 

 

03/04/2014

Organistes, rendons à César ...et aux Papes Pie XII et François ...

Le Pape François s'adresse aux organistes, suite:

 voici le commentaire envoyé par Léon Kerremans à la suite de la note  précédente

 

Résultats de recherche

"Très beau texte en effet, et ô combien d'actualité. Mais ne faut-il pas rendre à César ce qui est à César? Comme l'a fait remarquer notre ami Xavier Deprez, ce texte date de ... 1958! Et il est du pape Pie XII. Voir le lien suivant:
<http://liturgiaetmusica.blogspot.it/2014/01/il-papa-agli-... .

Guy Bovet n'aurait-il pas vu la signature de l'article pour attribuer ce texte au Pape François? Il est clair que l'impact d'un tel texte émanant du pape actuel serait bien différent. En complément d'information, voici le contenu du Canon 231 auquel le Pape fait allusion: "Can. 231 - § 1. Les laïcs, qui sont affectés de manière permanente ou temporaire à un service spécial de l'Église, sont tenus par l'obligation d'acquérir la formation appropriée et requise pour remplir convenablement leur charge, et d'accomplir celle-ci avec conscience, soin et diligence. § 2. Tout en observant les dispositions du can. 230, § 1, ils ont le droit à une honnête rémunération selon leur condition et qui leur permette de pourvoir décemment à leurs besoins et à ceux de leur famille, en respectant aussi les dispositions du droit civil; de même, ils ont droit à ce que leur soient dûment assurées prévoyance, sécurité sociale et assistance médicale." Mais de là à ce que les fabriques d'église et les échevins du culte en tiennent compte... Bonne soirée, Léon Kerremans"

 

Par ailleurs, je vous invite à lire ces notes  qui résument bien la situation actuelle :

- celle d'Olivier Geoffroy

 

Organistes français et Vatican II - Musica et Memoria

www.musimem.com/vatican_II.htm
 

 

et cet article de la revue Kephas:

 

Kephas - La musique sacrée de saint Pie X à nos jours

www.revue-kephas.org/03/4/Quessard37-43.html
 

Une réflexion sur la situation particulière et paradoxale de la Corse religieuse viendra en son temps. La Corse, riche de ses nombreux orgues historiques (dans le nord de l'île essentiellement) connait parallèlement dans certaines régions ( en Balagne en particulier )  un grand renouveau du chant liturgique traditionnel le plus souvent exprimé à trois voix par les chantres issus des confréries villageoises, et dans le même temps un appauvrissement, pour ne pas dire parfois la disparition, de la participation chantée de l'assemblée des fidèles.
 
 
Sur ce terrain, l'organiste liturgique (une espèce rare, aujourd'hui. menacée de disparition)  et le plus souvent solitaire sur sa modeste tribune, cherche parfois une place cohérente dans ce précaire équilibre d'une assemblée fragilisée.
 
Assemblée et/ou  public ?
 
 
Dans son commentaire sur le texte du Pape François, Jean-Pierre Bernaert évoque un autre problème :
 
 "Très belle preuve de reconnaissance du Saint Père; toutefois j'aimerai que quelqu'un qui a autorité puisse me parler des musiques enregistrées, tel que les C D que l'on nous inflige de plus en plus, que se soit pour les enterrements , que pour les mariages.
Doit-on continuer à subir cette musique en boite qui dans les Eglises est plutôt une forme d'agressivité.
Ou alors est-ce que ce genre devient normal, et qu'il faut laisser faire.

Merci d'une réponse

Bien musicalement

Jean Pierre "
 
"Cette musique en boîte" ( je visualise l'ouvre-boîte et les raviolis) comme vous le dites bien cher Jean-Pierre, n'est que le reflet de notre faiblesse, de notre satiété ... et de la pollution par le gavage facile et continu des médias qui tend  à transformer insidieusement chaque individu en consommateur et non en acteur de sa vie.
La question ne se pose pas de la même façon dans les pays les plus pauvres: l'expression de la foi y trouve, par nécessité vitale, vigueur et enthousiasme.
 
 
 
 
 
 
 

10/03/2013

Prélude de la Semaine Sainte à Corbara

 

Dimanche 17 Mars, veillée autour de la Passion

à la Collégiale de la Nunziata à 21h

(horaire à reconfirmer)

 

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le Jardin des Oliviers - Tenture du sepolcru de Quenza -

Anonyme fin XVII°/ début XVIII° s.

 

 

En prélude à la Semaine Sainte, cette veillée dans laquelle s'est engagée collectivement et depuis des semaines la population de Balagne et du Ghjunsani,  partagera le récit de la Passion le temps d'une veillée.

 

Ficaghja - Judas- Francesco Carli copie.jpg

la Trahison de Judas - sepolcru de Ficaghja - Francesco Carli vers 1760

Vivifiée par les chants sacrés de la Semaine Sainte de la tradition balanine - avec la participation des confrères de la région, de Jacky Michaelli et des villageois, ponctuée de méditations à l'orgue historique de la Collégiale,

 

Mausoleu- Déposition de croix copie.jpg

Mausoleu, la descente de croix - tableau du choeur 

cette veillée sera par ailleurs  illustrée d'un diaporama d'oeuvres choisies parmi l'extraordinaire patrimoine corse des sepolcri, chemins de croix et divers tableaux évoquant le déroulement de la Passion.  

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Nessa, sepolcru d'Orsini - XIX° s.

(à suivre!)

12/11/2012

la prochaine exposition du Musée de la Corse, à Corte.

Une programmation du Musée de la Corse qui nous intéresse tout particulièrement pour l'année à venir:

" La Corse et la musique. Entre tradition et modernité "

 

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( décor du petit orgue Saladini de la maison Giuliani: cetera et clavier)

 

Extrait de la présentation à retrouver sur le site du Musée:

http://www.musee-corse.com/index.php/fre/Nos-expositions/Les-expositions-en-preparation/La-Corse-et-la-musique.-Entre-tradition-et-modernite

" L'exposition ouvrira ses portes en juin 2013 ...

 

Le sujet choisi, permet d’aborder le phénomène de la musique, perçu comme une entité identitaire que le peuple corse ressent, transmet et a su alimenter depuis des siècles.

La période historiquement abordée de cette exposition, se déroule du dernier quart du XIXème siècle jusqu’à nos jours et embrasse toutes les formes d’expression musicale répertoriables, allant de l’opéra à la chanson corse, de la danse aux musiques instrumentales, des chants polyphoniques emprunts du sacré et du profane, tout en tenant compte des précieux rouages nécessaires à leurs transmissions.

Une sémantique poétique entre une spécificité d’expression artistique et verbale est liée à la langue corse et à la musique. Cette fusion est impliquée dans la vie de tous les jours ainsi qu’aux différents lieux de son territoire et cela au rythme des saisons. Elle en est un symbole permanent.

Cette symbiose unique implique une étude descriptive des moyens mis en œuvre par la communication, la diffusion et l’apprentissage de la pratique et de la création musicale.

Ce pouvoir musical alimente un mouvement ininterrompu, intensifié de toutes ses particularités en exprimant sa propre ontologie par une force de cohérence et de cohésion exceptionnelles.

L’éternelle jeunesse de la musique corse tient en elle son passé, son présent et son avenir. De sa tradition populaire, de son oralité depuis toujours, de sa musique écrite et celle dite savante depuis le XXème siècle, sont enrichies années après années, des particularités de sa typologie originelle.

La musique corse permet de définir les éléments immanents d’une richesse humaine et sociale au-delà du temps.

 

 

Commissaire général d'exposition :

Joseph-François KREMER-MARIETTI, Directeur de la culture et du patrimoine de la Collectivité territoriale de Corse.

Commissaire d'exposition :

Philippe SALORT, ethnomusicologue, chargé du secteur de musicologie générale au musée de la Corse.

Commissaire associé d'exposition :

Bernard PAZZONI, ethnomusicologue, responsable de la Phonothèque du musée de la Corse."


Vaste et riche programme !  Ne doutons pas que que toutes les pratiques musicales seront abordées, qu'elles soient populaires ou plus bourgeoises, qu'elles soient collectives ou individuelles, pratiques qui reflètent fidèlement le tissu humain de chaque village ou des villes. 

Nul doute que les musiques traditionnelles seront à l'honneur, après l'oeuvre pionnière de Felix Quilici sillonnant la Corse au lendemain de la guerre, riche de ces kilomètres d'enregistrement (dont a hérité le Musée de la Corse) qui mettaient en lumière l'incroyable diversité de la musique et des musiciens sur l'île, mais aussi sa cohésion profonde.

Il est également vrai que la musique se jouait aussi dans les demeures des notables, une musique écrite, celle-là, et au goût du jour: il m'est arrivé de rencontrer dans les maisons des Sgiò  (notables villageois) un piano ancien,  voire un  piano-forte, près duquel dormait encore toute une littérature jouée autrefois par les jeunes filles "de bonne famille" : entre deux chansons mélancoliques, toutes ces réductions d'opéras à la mode dont on était friand à l'époque.

Ces mêmes opéras qui pouvaient également alimenter l'inspiration de l'organiste* en quête d'une bonne ouverture solennelle pour la messe, parfois vigoureusement ponctuée par la " Banda Militari" ,

 

Muro banda militari blog.jpg

(la Banda Militari de l'orgue de Muro)


  quitte à jouer par la suite une petite valse sentimentale à l'offertoire ou quelque polka  guillerette pour le retour de la communion ... Il suffit de lire certaines méthodes d'harmonium et d'orgue de la seconde moitié du XIX° siècle ( comme celle d'Alexandre Bruneau qu'avait eu entre les mains au petit séminaire l'ancien curé de Belgodère)  pour comprendre combien les frontières entre profane et sacré sont perméables. Dans le nord de la Corse en particulier, l'esthétique orchestrale, influencée par l'opéra, s'épanouit en cette fin du XIX° siècle avec les orgues de la firme Agati-Tronci (de Pistoia) et offre aux villageois les plus modestes comme aux notables le partage des joies d'une musique plutôt populaire, variée dans ses sonorités et ses émotions ...

Ajoutons que nos organistes de village, bons musiciens d'oreille et rendant service à l'église, abordaient à la messe le clavier de l'orgue avec autant de spontanéité que, pour leurs sérénades ou leurs contre-danses,  les boutons de leur accordéon diatonique ou que le manche de leur violon.  Le répertoire favori de l'ancien organiste d'Aregno pour ses sorties de messe,  (et qui a laissé des souvenirs émus chez les anciens du village) était :   " Etoile des neiges" ,  de quoi  affronter sereinement le restant de la semaine !
( Nous évoquons un temps où les distractions n'étaient pas, comme aujourd'hui,  pléthoriques)

Bref, j'espère que les orgues de Corse, qu'ils soient joués par des organistes confirmés ou   "de routine",  trouveront aussi la place qu'ils méritent dans cette exposition, d'autant plus qu'ils ont baigné à cette époque, comme les chants, le quotidien de  la communauté ou du moins participé chaque dimanche à la fête liturgique.

Je rappelle aussi à ce sujet que les orgues, sortant de l'espace liturgique,  ont parfois trouvé place dans les salons de musique des Sgio du XIX° siècle, comme le petit orgue  d'Anton Giuseppe Saladini ( début XIX° s.) construit pour la maison Giuliani, à Muro, et acquis par le Musée de la Corse ou comme celui que le facteur d'orgue Gaspard Domini construisit en 1876 à Feliceto dans sa maison familiale pour enseigner la musique à ses nombreux enfants:

 

Gaspard Domini orgue entier.jpg

À ce propos, vous pouvez visiter la note concernant notre cher Gaspard Domini, auteur de cinq orgues en Corse entre 1867 et 1902 :

https://elizabethpardon.hautetfort.com/archive/2008/08/06/gaspard-domini1.html

 

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Ajoutons enfin que la facture d'orgue insulaire a engendré l'éclosion de cet art  monumental des tribunes qui faisait encore la fierté des villageois des décennies après la mort de leur créateur. Citons,  (extrait du livre de Sébastien Rubellin: L'Orgue Corse de 1557 à 1963, éditions Piazzola, page  161)  cet article du Bastia-Journal daté du 9 Janvier 1905, sous le titre

"Les vieilles orgues de la Collégiale Insigne de Speloncato"


"Parmi les monuments remarquables, et ils sont nombreux, de cette église, nous signalerons à ses visiteurs, amateurs de sculpture, peinture, musique, la tribune ou l'orchestre, d'où émerge le buffet contenant l'orgue.

Que l'on se figure une admirable coquille marine ailée, semblant s'élancer dans l'espace, aux sons entraînants, sublimes, d'une musique religieuse.

Ce monument est l'oeuvre, non, le chef-d'oeuvre d'un enfant de Speloncato, Anton, Giuseppe, Domenico, Saladini, célèbre ébéniste, sculpteur du premier Empire dont les meilleurs meubles datent de 1806 à 1840.

Aux descendants de cet homme de génie, qui habitent Speloncato, Bastia, et le Cap Corse, nous souhaitons de s'illustrer en ébénisterie comme leur ancêtre [...]"

Cetera Salvatore Saladini 1 petit.jpg

 ( la cetera de Salvatore Saladini )

Enfin, entre autres ouvrages sur le sujet, signalons à nouveau ce beau livre posthume d'Antoine Massoni paru en 2006 (après sa disparition en 2003) chez Piazzola et consacré aux musiques de Corse:

 

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qui succède à des années d'étude menées par "E voce di u cumune", concrétisées par des publications comme: " Etat des recherches sur les instruments traditionnels en Corse ( Accademia d'Ivagabondi, 1981), ou  " Contributions aux recherches sur le chant corse" (Centre d'ethnologie française, Musée national des arts et traditions populaires, Associu e voce di u cumune, 1992).

Voir également l'ouvrage de Dominique Salini ( professeur à l'Università di Corsica): Musiques traditionnelles de Corse  (publié en 1996 : A Messagera/ Squadra di u Finusellu).

 

* Comme en  témoignage le livre d'orgue manuscrit des Stacchino, père et fils organistes à Bonifacio à la fin du XIX° siècle et au XX° siècle: je garde un très beau souvenir de notre rencontre avec J.B. Stacchino, alors très âgé, en compagnie du tout jeune Bernardu Pazzoni dans les années 1980.

           museu di a corsica,la corse et la musique,antoine massoni

Voir la note:

 https://elizabethpardon.hautetfort.com/archive/2010/11/05/cimetiere-bonifaziu-avec-jean-tardieu.html

 


03/08/2012

Bernard Quilichini expose à la Casazza de Ville di Paraso

 

Avec la complicité de son cousin Bernardu Pazzoni, l'ami Bernard Quilichini expose actuellement à la Casazza de Ville di Paraso: la vitalité de l'ami Quilichini est toujours au rendez-vous!

 

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avec Bernardu Pazzoni ...

B. P. interprète la masurca di Rutali , apprise de feu Salvadore Bastelica . Ici à Ville di Parasu , verniissage de l'exposition de Bernard QUILICHINI  le Ier août 2012. — à VILLE DI PARASU.

http://www.facebook.com/video/video.php?v=404803922917781

Masurca amparata da u ben di Salvadore Bastelica:

http://www.facebook.com/video

Air de danse corse , qui était chanté par le groupe CANTU DI CIRNU . Joué ici pour le vernissage de l'exposition de Bernard QUILICHINI à VILLE DI PARASU , 1er août :

2012/video.php?v=404876262910547

 

http://www.facebook.com/video/video.php?v=404903036241203